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CENSAS - ECOLE DE CIRQUE DE L'AUDE

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censas

Description :

ECOLE DE SPECTACLE DE L'AUDE

Bienvenue à l'Ecole du Cirque de l'Aude

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04 68 72 26 77

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11600 Malves en Minervois (Près de Carcassonne)

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#Posté le samedi 18 mars 2006 00:29

CIRQUE ALBERT RANCY SUR LA ROUTE ... Séquence souvenir

CIRQUE ALBERT RANCY

SUR LA ROUTE ...

Le cirque c'est 5 entreprises en une seule


Le cirque ALBERT RANCY est une entreprise de moyenne importance avec un chapiteau pouvant contenir jusqu'à 1 600 personnes.
En voici le détail.
Le cirque c'est 5 grands points :
1-Le personnel
2-Le matériel
3-Les animaux
4-La préparation d'une tournée
5-Le déroulement d'une journée

LE PERSONNEL

Le directeur-propriétaire règne en fait sur trois grands services :
A-Le Siège Social du cirque
B-Le service de l'avant
C-Le service du cirque


A- Le siège social :
Le cirque ALBERT RANCY possède son Siège Social dans le département du Nord.
C'est un point de ralliement, c'est au siège que parvient :
Le courrier concernant le cirque
Le courrier du personnel et des artistes
Les communications téléphoniques
Le Siège Social a également pour but de reproduire tout renseignement concernant les activités du cirque (itinéraire, heures de représentations, commandes, etc)
Le Directeur du Siège Social est un contact permanent avec le Directeur-propriétaire d'une part et les services administratifs d'autre part.

B- Le service de l'avant :
Ainsi appelé pare qu'il est devant le cirque et que son rôle essentiel est de préparer la venue du chapiteau.
Ce service se décompose en 3 sous-services :
a- L'Avant-courrier : cette personne a un rôle capital, elle prépare l'itinéraire, prend contact avec les municipalités et les différents services techniques des villes. Elle s'occupe également des relations avec la presse la radio et la télévision, elle ouvre ensuite un bureau de location dans chaque ville.
b- Le service promotionnel : il se compose de 4 programmes. Son but est de promouvoir le cirque auprès d'un maximum de personnes : commerçants, comités d'entreprises, écoles (ces personnes visitent visitent un certain nombre d'établissements scolaires afin de parler du cirque aux enfants. Ils sont en mesure de projeter des films et des diapositives sur la vie du cirque. Ils instaurent avec l'enfant un véritable dialogue. Ils remettent aux enseignants tous les documents nécessaires à l'élaboration d'une activité dirigée sur le cirque. Un projet pédagogique complet peut-être remis aux enseignants sur simple demande. Enfin, ils peuvent organiser le déplacement des enfants au cirque pour visite de l'installation, des animaux et organisation d'activités diverses sous le chapiteau du cirque ALBERT RANCY.
En un mot, le rôle essentiel de ce service promotion est la sensibilisation.
c- Le service affichage : il se compose d'un chef afficheur et de quatre à cinq afficheurs. Ils se déplacent avec leur convoi composé de caravanes habitations, d'une remorque réserve d'affiches et de trois camionnettes d'affichages. Leur travail consiste à :
-Coller les affiches murales
-Distribuer les affichettes dans les magasins
-Installer des pancartes mobiles publicitaires

C- Le service du cirque :
Il se subdivise en de nombreux sous-services :
Service administratif :-Un comptable
- Un cassier
- Un secrétaire
- Un chef du personnel
- Un économe
Service du chapiteau :- Un chef monteur et placier
- Une quinzaine de monteurs
- Deux électriciens
Service du Zoo : - Un chef de Zoo
- Un responsable fauverie
- Un responsable écurie
- Quelques ouvriers (Lad, palefreniers)
Service du spectacle :- Un présentateur (Monsieur Loyal)
- Un chef de piste
- Quelques hommes de piste (les pistars)
- Un chef éclairages et sonorisation
- Deux hommes aux projecteurs poursuites
- Un batteur
- Une costumière
- Du personnel pour effectuer le placement du public sous le chapiteau (travail effectué par les artistes)
- Les artistes
Service de publicité : - C'est un service autonome qui prend en charge :
. Les ventes sous chapiteau (programmes, confiserie)
. Les voitures restaurations-bar extérieur et intérieur au chapiteau.
Ce service suit la tournée du cirque avec son propre personnel et son propre matériel.
Service économat
et technique : - Un économe
- Un cuisinier pour la cuisine du personnel
- Un mécanicien
- Des chauffeurs

LE MATERIEL

Il se décompose en deux parties :
1-Le chapiteau
2-Les convois
1-Le chapiteau :
CLAUDY RENOTTE, le directeur du cirque, a voulu ramener le cirque à sa forme initiale : le cirque rond : Diamètre : 32m ; coupole de 7m sur 1,20m ; hauteur à la toile :10,50m.
Il se compose de : toile de couleur bleue. Le chapiteau est doublé,il s'agit d'une toile ignifugée aménagée avec anneaux métalliques et cordages. Cette toile est perforée de quatre orifices appelés « couronnes » d'un diamètre de 85cm. Ces couronnes permettront de hisser la toile le long des quatre mâts centraux.
-Les armatures :
4 grands mâts disposés au sol en rectangles (chaque mât mesure 12m de haut)
-Mâts de corniche, ils sont situés à l'intérieur du chapiteau et donnent une certaine souplesse à l'ensemble. Ces mâts de corniches sont au nombre de 22 et d'une hauteur de 7,13m (+les poteaux de tour, ils sont au nombre de 56 et mesurent 3,30m)
-Le gradin : Il s'agit d'un gradin rond épousant parfaitement la forme du cirque. L'armature du gradin est métallique. Il est composé de 10 rangs (contenance totale de 1 200 places). Les six premiers rangs de face sont munis de fauteuils fixés sur les planches du gradin, ceci pour un grand confort du spectateur.
-Les loges : Elles cernent le bord de la piste. Le spectateur y est installé sur des fauteuils (contenance de 250 places)
A noter que le cirque Albert RANCY a totalement supprimé les places sur chaises qui ne donnaient qu'une visibilité très médiocre puisque placées derrière les loges sur un même niveau.
-La piste : La bordure de piste est faite de plusieurs éléments rassemblés entre eux. Son diamètre intérieur est de 11m. Cette piste prend place au centre du chapiteau et s'insère entre les pieds des quatre grands mâts. Les pieds de ces quatre mâts dessinent au sol un rectangle de 9,20m sur 8,30m.
-Le matériel électrique :Sur le plan éclairage, le chapiteau dispose de 28 000 watts en blanc et de 14 000 watts en couleurs, un projecteur de poursuite de 4 000 watts et un autre de 2 000 watts. Cet éclairage est réparti sur les quatre mâts. Chaque mât se voit ainsi confiait une dizaine de projecteurs fixés sur une armature hissée à 6m du sol. D'autres projecteurs sont insérés dans la coupole. Les deux poursuites sont installées au sommet du gradin. L'ensemble des projecteurs est relié à un tableau de commande, une seule personne règlant ainsi tous les éclairages.
En ce qui concerne la sonorisation, la musique du spectacle est enregistrée sur bandes magnétiques, un batteur vient soutenir ces enregistrements. Le cirque Albert RANCY envisage d'utiliser dans l'avenir le service de 5 musiciens.
-Le matériel de piste :Ce matériel est entreposé en coulisses et sera installé en piste au fur et à mesure des besoins du spectacle.
-Le décor :C'est l'élément de toile et de velours séparant la salle des coulisses.

2-Les convois :
Le cirque ALBERT RANCY voyageant par route se doit de posséder un parc automobile. Un camion tire en moyenne deux voitures remorques. CE parc automobile se compose de quatre parties :
-Les convois du matériel : une voiture bureau, une voiture caisse, une remorque avec groupes électrogènes, une voiture restaurant.
-Les convois transportant les animaux
-Les convois transportant le personnel administratif, ainsi que les remorques couchettes des ouvriers (il faut en effet savoir que les ouvriers sont logés et nourris par le cirque)
-Les convois des artistes : ceux-ci voyagent en caravanes individuelles et sont autonomes en matière de nourriture.

LES ANIMAUX :

Au cirque ALBERT RANCY deux notions très importantes en matières d'animaux :
-Le cirque sans animaux n'est pas le cirque
-Le cirque n'utilise que des animaux indispensables au spectacle et se refuse à prendre en tournée des animaux pour la simple exposition. Sous cette forme, on peut parler « d'artistes animaux »

Enfin, un souhait : présenter un maximum d'animaux en liberté. Ces différents animaux peuvent être propriété du cirque ou des artistes qui les présentent en piste.

Entretenir parfaitement un animal représente des frais importants...Frais de nourriture
Voici quelques chiffres de consommations journalières :
-Un fauve : 5 à 6kg de viande par jour
-Un éléphant : 60kg de foin
20kg de son
1kg d'avoine concassée noire
5kg de fruits
10 baguettes de pain
200 litres d'eau
-Un cheval : 30kg de foin
1kg de son et d'avoine entière noire mélangés
30 litres d'eau

Frais de vétérinaires.
Un certain nombre de réunions d'administration se déroulent dans l'année. Assistent à ces réunions, le Directeur et ses différents chefs de service. La tournée se prépare plusieurs mois à l'avance.
L'itinéraire : lors d'une première réunion, l'on détermine les régions à visiter pendant l'année. L'avant-courrier adresse une lettre dans toutes les villes de cette région susceptibles d'accueillir le cirque . Cette lettre comporte une demande d'autorisation d'implantation et un questionnaire que le Maire doit remplir (ex : taille de la place, festivités locales, jour du marché, date de la dernière venue d'un autre cirque, etc) En fonction des réponses parvenues, l'avant-courrier pourra ébaucher un itinéraire. Il reprendra contact avec toutes ces municipalités ayant accepté le cirque et leur confirmera une date de passage.
Une tournée normale débute en février pour s'achever début novembre , soit 9 mois de tournée pendant lesquels le cirque visitera 200 villes environ. Les étapes font de 15 à 100km par jour. Le cirque visite des villes de 3 000 habitants et plus. Il n'y a aucun jour de relâche sauf cas exceptionnels ou dans les très grandes villes. Cela représente 10 représentations par semaine et 350 par an.
-Le choix du spectacle : Au cirque ALBERT RANCY le spectacle comporte en moyenne 13 attractions.
-Une partie de ces attractions sont des numéros engagés à l'extérieur soit par le directeur soir par un intermédiaire d'une agence artistique. Chaque artiste signa avec la direction du cirque un contrat. Ce document établit les devoirs de la direction envers l'artiste et les devoirs de l'artiste envers la direction ; le cachet que touchera l'artiste est fixé à la journée (quelque soit le nombre de représentations quotidiennes). Un même artiste ou même une troupe d'artistes peut effectuer deux numéros différents ou plus. L'importance du cachet varie en fonction de la qualité du numéro, du nombre de participants, des frais engagés par l'artiste (ex : s'il se déplace avec ses propres animaux)
Le cirque ALBERT RANCY très soucieux de la qualité de son spectacle consacre une part importante de son budget à la rémunération de ses artistes. Son budget spectacle représente le quart de son budget général. Les autres cirques français n'y consacrent le plus souvent que le sixième.
-Préparation du matériel : elle se fait dans l'ambiance des quartiers d'hiver. Le cirque ALBERT RANCY a pris ses quartiers d'hiver 1983-1984 à Grenoble, ils correspondent à une période où le cirque ne donne pas de représentation. Ils s'étalent de début décembre à février.
Pendant cette période :
-Le matériel est remis en état (mécanique, peinture)
-Des aménagements du matériel sont réalisés
-Du nouveau matériel créé.
De nombreux corps de métiers participent à ces quartiers d'hiver : mécanicien, peintre, menuisier, électricien, cuisinier, etc. C'est également pendant cette période que des nouveaux numéros sont mis au point pour la saison suivante.

Les commandes : Les affichages murales, affiches magasins, papiers de fond, matériel afficheur (brosses-colles), programme papier, billetterie, bandes à dates (annoncent le passage du cirque), tout le petit matériel indispensable au fonctionnement de l'entreprise.

DEROULEMENT D' UNE JOURNEE :

23H30- 1H30 :Démontage du chapiteau
1H30- 5H30 :Repos
5H30- 6H30 :Préparation des convois
6H30- 8H00 :Le cirque prend la route et fait l'étape du jour
8H00-13H00 :Installation de tout le matériel
13H00-14H00 :Repas
15H00-18H00 :Spectacle de matinée (3 jours par semaine ou entretien du matériel ou repos)
18H00-19H00 :Repos
19H00-19H45 :Repas
20H00-20H30 :Préparation du spectacle
20H30-23H30 :Spectacle

Ces horaires ne sont qu'une simple indication et peuvent varier d'un corps de métier à l'autre et en fonction des existences de la tournée. (ex : A la billeterie)
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#Posté le samedi 18 mars 2006 00:41

DICTIONNAIRE DU CIRQUE

A

A B C D E F G H J K L M O P Q R S T U V X Y
· Aboyeur : Régisseurs de théâtre appelant les acteurs, domestiques à l'entrée des salons annonçant le nom et le titre des arrivants, vendeurs de journaux ainsi que bonisseurs de foire qui, d'une voix tonitruante et d'un ton hâbleur, étaient chargés de "faire la publicité" des attractions à l'entrée des baraques et cirques forains, ou d'attirer le public aux premières projections cinématographiques.
· Abracadabra : Cette formule magique, tirée de la Kabale , était un appel à la puissance de Dieu, régnant sur les quatre éléments, pour qu'il accomplisse un prodige. Elle fut employée dès le IIIe siècle après JC par les médecins comme incantation pour conjurer les maladies, éloigner la fièvre ; sa beauté sonore est soulignée par le chirurgien Ambroise Paré, au XVIe siècle. Si, à l'époque du prestidigitateur Robert-Houdin (1805-1871), elle était la formule par excellence, utilisée par les magiciens pour favoriser la réussite de leurs tours, aujourd'hui elle n'est plus guère utilisée sur scène ou sur une piste qu'en souriant, et parmi d'autres expressions magiques savoureuses comme " Allacasam ! Hocus Pocus ! Sim Salabim ! Hey Presto !". Abracadabra est cependant la seule formule passée dans le langage courant, notamment grâce à deux adjectifs dérivés: abracadabrant (1834 chez Théophile Gautier) et sa variante rimbaldienne abracadabrantesque (1871 chez Rimbaud), remise à l'honneur, en l'an 2000, par le Président de la République française...
· Accessoire : Ce terme est utilisé au théâtre, plus souvent au pluriel, pour désigner un élément nécessaire à la représentation. Au cirque, les accessoires sont les objets utiles à l'exécution de tout numéro: balles, cerceaux, boîtes à cigares que manient les jongleurs; boules et gobelets du magicien, y compris les "trucs" secrets: gimmick, faux pouce, fake, et toutes sortes d'accessoires truqués; objets cocasses des clowns (énorlme marteau, montre à ressort...). Dans le cas de l'illusionniste, les accessoires très volumineux, rangés dans des caisses de 40 à 50 kg, reçoivent plutôt le nom de matériel : la cage de transformation, la malle, le paravent... C'est aussi ce terme, plus général, qu'emploient les aériens et les acrobates pour désigner les agrès, l'échelle, le trapèze, le piédestal, les barres... Ils en prennent grand soin et les contrôlent avec minutie car en dépendent non seulement la réussite de leur numéro, mais aussi leur sécurité durant son déroulement.
· Accident : L'artiste de cirque exerce un métier à haut risque. Aussi les accidents ne sont-ils pas rares, qu'ils se produisent au cours des répétitions ou devant le public. Dans le domaine du dressage des fauves, on fait une différence entre l'accident de cage et l'accident de grille.
L'accident de cage, qui n'est pas rare, c'est lorsque le dompteur est attaqué par un fauve lors de son numéro. Il ne doit alors bien souvent la vie qu'à son courage et au sang-froid des garçons de cage, prompts à pénétrer dans la cage centrale et à lui venir en aide avec fouets et bâtons, parfois fusils et lances à eau...
On parle d'accident de grille lorsqu'un fauve agrippe quelqu'un à travers les barreaux d'une cage de la ménagerie, ou de la cage centrale lors du spectacle, et le lacère de ses griffes.
· Accrochage : Dans le vocabulaire des dompteurs, se faire accrocher c'est être attrapé par un fauve, accident qui a le plus souvent des conséquences tragiques.
· Acrobate : C'est l'artiste qui, au cirque, sur les scènes de music-hall ou de cabaret, exécute des exercices d'équilibre et de gymnastique à base de sauts. La maîtrise de l'équilibre et celle de l'art de sauter sont fondamentales pour l'acrobate, et elles sont une discipline de base pour l'artiste de cirque. Ce n'est qu'au seul prix de ce dur entraînement que s'acquiert le galbe du mollet d'acrobate ! On appelle acrobate du tapis l'artiste, hôte fréquent des foires d'antan, qui pratiquait toutes sortes de sauts et d'acrobaties sur un tapis posé à même le sol et sans l'aide du moindre appareil. C'est un terme toujours employé, voire revendiqué, en particulier par les hommes-forts qui présentent au public des exercices alliant la force pure, la souplesse et l'équilibre.
· Acrobatie : C'est la discipline de base du cirque. Elle requiert de l'artiste à la fois agilité, adresse et force, pour la réalisation d'exercices périlleux au sol ou en hauteur. On la pratique sous diverses formes. L'acrobatie au sol consiste en l'éxecution de sauts, d'équilibres et de contorsions de sauteurs, qui ont mission de donner du mouvement et de l'entrain au spectacle.
· Acrobatie aérienne : Elle se fait, comme son nom l'indique, en hauteur : sur un fil, sur barre, sur corde, sur trapèze, aux anneaux, sur trampoline, sur perche. L'acrobatie comique ou burlesque mêle l'acrobatie et la bouffonnerie. Au XIXe siècle le français Jean-Baptiste Auriol e excellé dans cette discipline.
· Acrostiches : Ce nom poétique est celui d'un groupe de trois acrobates et jongleurs comiques toulousains. Ils se sont notamment produits sur le scène du Théâtre du Ranelagh à Paris.
· Aérien : Dans sa forme substantivée, l'aérien est l'artiste qui travaille dans les airs à la corde, aux anneaux, au trapèze, etc. Le mot s'applique aussi à certains accessoires spécifiques, utilisés par les "aériens" ou certains équilibristes comme les sangles aériennes, les barres fixes aériennes, la perche aérienne ou la chaîse fixe aérienne. Parmi les aériens, il est courant au cirque de distinguer l'artiste de trapèze volant, qu'on appelle volontiers volant.
· Affichage : Le mot prend son sens moderne ("action d'apposer les affiches") en 1792. L'affichage constitue le moyen le plus courant d'assurer la publicité d'un cirque. Cependant, l'époque où les cirques ambulants annonçaient leur venue à Paris en collant leur programme sur tout la longueur des boulevards des Maréchaux est révolue. L'affichage sauvage n'est plus toléré : la publicité ne peut être apposée que sur des emplacements réservés à cet effet régis par la loi n°79-1150 du 29 décembre 1979. Enfin, l'affichage ne suffit plus comme autrefois à attirer les spectateurs et à remplir le chapiteau, ce qui obligeait les cirques concurrents à se lancer dans une véritable bataille de l'affichage et à recouvrir les panneaux adverses pour mieux s'imposer au public. Il faut maintenant démarcher les comités d'entreprises, contacter les écoles et, pour les grands cirques qui en ont les moyens, passer des communiqués de presse. Bref, effecteur un long travail de prospection commerciale avant l'arrivée du cirque.
· Affiche : II n'y a pas de moyen plus simple pour faire connaître un spectacle de cirque que d'utiliser ce panneau publicitaire, appelé aussi placard. La plus ancienne affiche de cirque date de 1783, elle est typographiée en noir et blanc: elle annonce un spectacle de Philip Astley dans l'Amphithéâtre des sieurs Astley, père et fils, écuyers de Londres, de la rue du Faubourg-du-Temple. II faut attendre l'invention de la lithographie en 1798 par l'Allemand Aloys Senefelder (procédé qui permet de reproduire des images tracées avec une encre grasse sur une pierre calcaire spongieuse) et la vogue des affiches illustrées en couleurs (procédé mis au point par Jean-Alexis Rouchon de lithographies coloriées au pochoir) pour que ce genre de publicité se répande. Autrefois commandée à un artiste de renom ou à une imprimerie spécialisée, l'affiche de qualité est aujourd'hui un produit rare. Les petits cirques ont désormais souvent recours à la même affiche passe-partout (affiche-type) représentant la tête du clown américain Lou Jacobs qui s'était inspiré du maquillage outrancier d'Albert Fratellini. Dès l'origine le message de l'affiche de cirque s'est voulu simple et porteur. L'affiche séduit par ses couleurs éclatantes et ses images fortes: les animaux de la ménagerie, la cavalerie en majesté ou la trapéziste suspendue dans les airs... On appelle affichette magasin, l'affiche de petit format destinée aux vitrines et devantures des magasins, boutiques, etc.
· Afficheur : L'afficheur est le poseur d'affiches (depuis 1680). Autrefois, dès 6 heures le matin, les colleurs d'affiches, à bord de véhicules débordant d'affiches de tous formats (la plus courante était la 120 x 160), armés de brosses à manches télescopiques (ou de simples bambous coupés à dimension) et de seaux de colle à papier peint (jadis de la fécule de pomme de terre), partaient à l'assaut des murs de la ville pour annoncer l'arrivée prochaine du cirque. Sous le chapiteau ambulant des Bouglione, de 1975 à 1981, M. Roger Comby, chef afficheur, avait sous sa houlette douze hommes et six véhicules spécialement équipés. Cinq voitures précédaient de dix jours la venue du cirque. Les afficheurs placardaient sur tous les espaces disponibles et distribuaient aussi des affichettes à l'intérieur des magasins. La dernière voiture, devançant le cirque de deux jours, était chargée de remettre en état l'affichage détérioré ou recouvert. Jusqu'à la fin des années 1970, la responsabilité du chef afficheur était grande car de lui dépendait dans une large mesure l'impact de la publicité et donc la réussite d'une tournée. Aujourd'hui son rôle est moindre: la réglementation interdisant l'affichage libre l'oblige à utiliser des affiches cartonnées que l'on attache aux lampadaires, poteaux téléphoniques, etc. et que l'on récupère après le spectacle pour les réemployer dans une autre localité.
· Affichiste : L'affichiste est un dessinateur spécialisé dans la création d'affiches publicitaires. Les signatures d'artistes sont très recherchées des collectionneurs d'affiches anciennes: Jules Chéret (1836-1932) pour l'Hippodrome de l'Alma; Gustave Soury (1884-1966) pour ses affiches des grands cirques-ménageries (Amar, Pinder, Zoo-Circus des frères Court), Antonin Magne (1883-1968) et ses créations pour le Cirque d'Hiver; il faut aussi citer les noms de J. Boichard, Sem, Lem, Bils, Pavil, Platon. Sont également prisées les productions d'imprimeurs spécialisés comme Charles Lévy, Émile Lévy et Appel pour les spectacles du XIXe siècle, Bedos et Chabrillac plus récemment: tous ont fait de l'affiche de cirque un véritable objet d'art. Désormais les cirques ne sollicitent plus de véritables artistes, et il est regrettable de ne plus voir au bas des affiches les signatures de Pierre Etaix, Desclozeaux, Savignac ou Moretti.
· AFVCC : Créée en 1991 l'Association Française des Voitures et Camions de Cirque (AFVCC) étudie le matériel roulant utilisé par les cirques, renseigne ses adhérents (pour l'essentiel, des modélistes) sur la fonction de chaque véhicule, fait fabriquer des modèles réduits au 1/43e et paraître un bulletin de liaison quatre fois par an.
· Agence artistique : Les directeurs de cirque ne voyagent plus continuellement à l'étranger pour étoffer leur programme de nouveaux numéros. Ils ont délégué ce rôle de recrutement aux impresarii des agences artistiques, maintenant fort nombreuses. On peut citer l'Agence Européenne de Spectacles, l'Agence Franco Medini, l'Agence Charley Marouani... Elles conservent, à la disposition des programmeurs, dossiers de presse, photos et cassettes-vidéo des numéros des artistes.
· Agrès : Dérivé du scandinave greida ("équiper") le mot agrès, sous sa forme substantivée, est un terme de marine (fin XVe siècle): il désigne les équipements d'un navire; au XIXe siècle il entre dans le vocabulaire de la gymnastique et du cirque, et s'applique à l'ensemble du matériel d'un gymnaste et d'un acrobate aérien: corde lisse, corde volante, anneaux, perche aérienne, barres fixes, barres aériennes, trapèze fixe, trapèze volant et trapèze Washington. L'installation des agrès requiert beaucoup de vigilance.
· Ailes de moulin : C'est le nom d'une figure classique exécutée par un groupe de chevaux en liberté, dessinant sur la piste l'image des ailes du moulin qui tournent.
· Air ou air de manège : Ce terme s'applique aux allures, aux exercices cadencés, aux figures que l'écuyer apprend au cheval dans le dressage de haute-école : volte, demi-volte, cabrade, capriole, changement de main, courbette, compliment, pas espagnol, pesade, levade... On parle aussi d'air d'école (même sens).
· Alezan : De l'arabe 'az'ar ("roux"), l'adjectif alezan s'applique à la robe d'un cheval dont la couleur varie du jaune d'or pâle au brun rouge. Le mot est employé comme substantif pour désigner les chevaux de cette couleur.
· Alhambra : À l'origine, mais très brièvement, cette salle de music-hall parisienne, reconstruite en 1932, où se sont notamment illustrés Maurice Chevalier, Georges Brassens, Léo Ferré, Henri Salvador et Charles Aznavour, fut un cirque. C'est en effet en 1866 que Bastien Gillet-Franconi fonde le Cirque du Prince-Impérial, au 50 rue de Malte. Son successeur, Holstein, rebaptise en 1867 l'établissement Théâtre du Château-d'Eau et y fait représenter des drames. Le théâtre passe sous la direction de Léon Cogniart en 1869, puis de Dejean en 1875. Des opérettes, des féeries, des pièces militaires y sont montées. L'Opéra-Comique occupe les lieux en 1898 jusqu'à la reconstruction de la salle Favart. En 1900, Thomas Barrasfords, propriétaire de nombreux music-halls en Angleterre, rachète l'établissement, au bord de fa faillite, et le transforme quatre ans plus tard en un music-hall de style anglais; l'Alhambra. La salle connaît un vif succès, comparable à celui de l'Olympia ou des Folies Bergères. Des chanteurs (Mayol, Polaire, Mistinguett), des comiques (W. C. Fields, le clown Grock) y triomphent.
· Althoff (Cirque) : Célèbre enseigne du cirque allemand. II existe un premier cirque Althoff de 1865 à 1885. Puis plusieurs autres, sous cette enseigne, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
· Amar : Les Amar forment une illustre lignée de circassiens. À la fin de XIXe siècle, dans le Gévaudan, une famille de cultivateurs, les Bonnefous, décide de prendre la route; ils deviennent montreurs d'ours. La fille, Marie, épouse un jeune éleveur de chevaux des environs de Constantine, Ahmed Ben Amar El Gaïd (ils vont avoir douze enfants.)
La Ménagerie Lozérienne des Bonnefous devient la Ménagerie des frères Amar. Quatre des fils du belluaire forain, Ahmed, Mustapha, Ali et Schérif "montent cirque" après la Première Guerre mondiale: en dix ans "Amar, le Cirque de France" s'impose comme l'un des plus fameux chapiteaux qui sillonnent les routes de France et du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc). Dans l'entre-deux-guerres les Amar voyagent par le train, ce qui leur permet de transporter beaucoup d'animaux: 16 éléphants, 80 chevaux et des fauves. Amar aîné présente les éléphants, Ali les tigres, Schérif les lions. En 1968, Mustapha, le dernier des frères Amar, cède la prestigieuse enseigne, mais malheureusement les nouveaux administrateurs conduisent le cirque à la faillite: l'auguste Dario raconte qu'en 1972, exaspérés de ne pas être payés, les artistes ; une première dans l'histoire du cirque! se mirent en grève: en costumes, maquillés, tous franchirent la gardine, firent face au public mais refusèrent de jouer.
Par la suite le Cirque Amar est racheté par Firmin Bouglione junior, l'un des fils des grands rivaux d'autrefois... L'entreprise Amar Bouglione ne dure guère, son propriétaire préférant louer l'enseigne. Fort heureusement, elle est reprise en 1991 par la famille Rech. En 1996 le nom est reloué à deux chapiteaux: celui de la famille Rech et celui de la Camille Falck. En 1997, seule cette dernière exploitait l'enseigne Amar.
· Amazone : Du grec mazos ("sein, mamelle", précédé d'un a privatif littéralement "sans sein "). Les Amazones étaient, dans la mythologie grecque, un peuple de femmes guerrières occupant la région du Pont Euxin (actuelle Mer Noire) et qui, dit on, se coupaient le sein droit pour mieux manier l'arc. Orthographié longtemps amasoine, le nom s'applique, par extension, à partir du XVIIIe siècle, aux femmes qui montent à cheval, non pas à califourchon mais en s'asseyant de côté (monter en amazone), sur une selle n'ayant qu'un seul étrier. Au siècle dernier, les amazones, belles écuyères de cirque avec leurs robes élégantes, fascinent le public masculin par leur beauté, leur audace et leur technique. Ce fut le cas de Caroline Loyo, première femme à présenter au Nouveau Cirque, en 1833, montée en amazone, un spectacle de haute école. On lui attribuait un très fort tempérament.
· ANDAC : Association Nationale de Développement des Arts du Cirque. Cette association dépendant du ministère de la Culture et de la Communication avait pour but de promouvoir l'activité des cirques adhérents. Elle n'existe plus depuis que son directeur est parti en détournant des sommes considérables qui provenaient en partie de dotations de l'État. L'ANDAC a été remplacée en 1999 par l'ONDA qui promotionne les arts du cirque auprès des programmateurs (centres culturels et maisons de la culture).
· Andalou : Nom du cheval d'Espagne, originaire d'Andalousie. Cette race, qui sert à améliorer les autres races de chevaux, a été obtenue au VIIIe ville siècle par le croisement du cheval d'Espagne avec le cheval arabe (de race barbe). Au cirque, l'andalou, cheval à robe baie ou grise, et à la croupe relevée, est utilisé principalement dans les numéros de haute-école : il y met en valeur ses aptitudes au dressage, son intelligence, sa robustesse et son allure élégante pour exécuter les pas compliqués imposés par le cavalier.
· Ane : L'âne est réputé pour son obstination et son caractère récalcitrant, on dit bien "têtu comme un âne", et le bonnet d'âne était par tradition la coiffe des cancres des écoles (1690). Pourtant, au cirque, l'âne savant qui tire la langue ou la mule récalcitrante qui éjecte son cavalier ont toujours fait le ravissement des petits et des grands. Pour que la mule désarçonne son cavalier occasionnel, on employait un " truc " cruel : un clou dépassait de l'intérieur de la selle. Sous le poids du cavalier, le clou piquait la pauvre bête qui ruait et se débarrassait de l'importun. Le clou fut ensuite remplacé par une brosse à poils durs qui, chatouillant l'animal, produit le même effet.
· Animaux : Qui dit cirque pense acrobates, clowns, mais aussi, et surtout, animaux. Leurs exercices sont captivants, vivants et colorés, une odeur étrange flotte sous le chapiteau, la sciure voltige sous les projecteurs. Les garçons de piste déplacent une multitude d'accessoires aux formes bizarres.
Cependant, au cirque, on n'emploie guère le terme d'animaux, on parle plus volontiers de bêtes, ou familièrement de bestiaux. Par exemple, on qualifie de bête d'accident le fauve qui a attaqué un dompteur (ou risque de le faire). Certains animaux sont affublés de sobriquets spécifiques, tel l'ours, qualifié de canari... Longue est la liste des animaux dressés plus ou moins aisément selon les espèces qui ont été présentés au public: fauves (lions, tigres, panthères...), éléphants, ours, chimpanzés, chevaux, chiens, chats, serpents, crocodiles, chameaux, dromadaires, lamas, zèbres, hippopotames, rhinocéros, girafes, kangourous, otaries, cochons, ânes, chèvres, perroquets, colombes, lapins, oies, canards... Les numéros associant différentes espèces d'animaux sont spectaculaires. À côté de numéros classiques, depuis les Hagenbeck et le début du XXe siècle, présentant lions et tigres (ils forment ce qu'on appelle un groupe mixte), il y a des associations plus étonnantes: numéros d'animaux cavaliers (tigre + cheval, tigre + éléphant, tigre + rhinocéros, chien + cheval...); voire insolites (rhinocéros + girafe; chats + rats blancs...).
· Ankus : C'est un crochet de fer pointu, utilisé à la manière d'une gaffe, pour conduire les éléphants.
· Anneau : Le bon faiseur d'anneaux, selon Strehly, sera celui qui aura les flancs grêles, le bassin étroit, les jambes sèches. II faut en effet beaucoup de finesse et de force, mais aussi de la technicité et de la souplesse, pour, suspendu aux anneaux circulaires (à l'origine des poignées de forme triangulaire en fer recouvert de cuir), faire alterner balancements, tourniquets, descente en croix de fer, équilibre et planche. Le travail de l'anneliste est une spécialité difficile: sport de compétition au XIXe siècle (pour la première fois en Allemagne en 1846), il gagne ensuite la piste des cirques avec l'arrivée des gymnastes.
· Anneaux chinois : Accessoire venu d'Asie, utilisé par les prestidigitateurs qui les enclavent et les détachent à volonté.
· Anneliste : C'est le nom qu'on donne à l'aérien, spécialiste du travail aux anneaux.
· Antipodisme : Travail de jonglage et d'équilibre exécuté avec les pieds.
· Antipodiste : Par sa position renversée, les pieds par dessus tête, cet artiste appelé d'abord antipodien (1613) puis antipodiste (1914) est un jongleur équilibriste qui travaille avec les pieds. Le dos collé à la trinka (siège incliné), dans une position bien stable, il fait rebondir boules, tonneaux, croix de Malte et autres objets volumineux. Quand il est pratiqué par un jongleur avec un partenaire, l'antipodisme (1930) prend le nom de jeux icariens.
· Appel : C'est, en terme de métier, le geste du dompteur pour que le fauve exécute une routine. Les termes désignant les différents appels classiques varient en fonction du geste du dompteur. L'appel à la main se fait bras tendu vers le fauve ; l'appel au genou est donné par le dompteur alors qu'il a un genou au sol ; l'appel au fouet est, comme son nom l'indique, le coup de "ficelle" donné par le dompteur et qui vient effleurer le bout des pattes et du poitrail de l'animal.
À ne pas confondre avec l'appel ou appel du pied ou encore battue de l'acrobate avant l'exécution d'un saut.
· Archal (fil d') : C'est le fil de laiton qui, à la fin du XVIIIe siècle, pouvait remplacer la corde de chanvre sur laquelle les danseurs de corde exécutaient leurs numéros. D'où le nom de fil de féristes donné à ces artistes, qui a supplanté le terme de danseur de corde.
· Archaos : Le "cirque de caractère" Archaos est né en 1984 de la rencontre de Guy Carrara et de Pierre Pillot (dit Pierrot Bidon), l'un venu du théâtre, l'autre animant la troupe du petit Cirque Bidon. Très vite, Archaos fut une révélation: le bruit strident des tronçonneuses, accompagné du vrombissement des camions, le tout sur une musique rock vociférante, conquit les adeptes du "nouveau cirque". En 1987, Archaos obtient à Avignon le prix du meilleur spectacle off et, en 1989, le Grand Prix du Cirque pour The fast show on earth. Avec Metal Clown (1991), Game over (1995), Archaos a abandonné les chapiteaux extravagants qui avaient fait sa renommée, pour une présentation en salle, moins coûteuse. Un spectacle plus récent, ln vitro ou la légendes des clones, aborde un sujet d'actualité: la manipulation génétique.
· Ardoise de mentaliste : Ardoise composée de six compartiments différents sur laquelle le mentaliste écrit des prédictions.
· Arts à la rencontre du Cirque (les) : Nexon (Haute Vienne), à 20 km au sud de Limoges, organise, l'été, depuis une douzaine d'années, des stages internationaux autour des arts du Cirque, sous la direction pédagogique de Pierre Étaix. Les disciplines enseignées sont: l'acrobatie, les assouplissements, les équilibres, la danse, le trapèze fixe et volant, la jonglerie, la magie, le fil, ta voltige à cheval.
· Arts de la piste : Titre d'une revue trimestrielle d'informations culturelles sur les arts du cirque, leur diversité esthétique et leurs mutations; existe depuis 1996. Devenue bilingue (français/anglais), la revue a élargi son format pour donner plus de place à l'information internationale.
· Arts Sauts (les) : Après avoir travaillé pour certains au Cirque du Soleil, pour d'autres au Cirque Plume où chez Archaos, plusieurs trapézistes se sont associés autour de Stéphane Ricordel pour créer en 1993 les Arts Sauts, et faire du trapèze volant un spectacle à part entière. Leur spectacle Kayassine (cirque en laotien) a remporté un grand succès en 1998; il se déroulait sous un chapiteau extraordinaire: une énorme bulle blanche gonflable de vingt mètres de haut.
· Assiettes animées : D'origine asiatique, ce numéro d'équilibre d'objets, appelé aussi assiettes tournantes ou assiettes chinoises, consiste à maintenir des assiettes de porcelaine, animées d'un mouvement tournant, à l'extrémité de longues tiges tenues en main ou fixées sur un socle. Dans ce cas, l'artiste ne cesse de courir d'une tige à l'autre tout au long du numéro pour maintenir l'équilibre précaire de son installation. Le numéro n'est pas exempt de casse, ne serait ce que pour permettre au public de vérifier l'authenticité de l'exploit...
· ASPEC : L'Association Syndicale des Propriétaires Exploitants de Chapiteaux, créée en 1977 et affiliée à l'Intersyndicale de la Toile et de l'Événement, rassemble directeurs de cirque mais aussi loueurs de chapiteaux, artisans de la fête utilisant des structures de toile. Grâce à l'adoption d'une réglementation stricte (arrêté du 23 janvier 1985 concernant la sécurité des chapiteaux) l'ASPEC a permis aux professionnels de faire des économies de gestion considérables. II n'est plus nécessaire par exemple d'avoir un service de pompiers présent à chaque représentation (coût estimé aujourd'hui à 2000 F/jour) car le risque d'incendie, le risque majeur des cirques, est réduit à zéro. L'ASPEC a également obtenu par son action l'autorisation de faire circuler les poids lourds les samedis, dimanches et jours fériés, et la création d'un CAP monteur de structures mobiles.
· Assomption : Nom d'un célèbre carrossier des années 1950, originaire de Rennes (Ille et Vilaine). Cet enfant de l'Assistance publique devait son patronyme au fait d'avoir été trouvé un 15 août. Ses ensembles (caravanes d'habitation et tracteur), très prisés par les circassiens, sont aujourd'hui recherchés par les amateurs. Le chanteur Luis Mariano, vedette de La Belle de Cadix et du Chanteur de Mexico, occupait une de ces caravanes lors des tournées Pinder 1957 et 1959 l'intérieur était luxueusement équipé de meubles en sycomore; le véhicule était assiégé nuit et jour par une foule d'admiratrices, couvert d'un flot de roses et d'une correspondance enflammée; Mariano préférait quant à lui descendre à l'hôtel, sa caravane ne lui servant que de loge (et non de logement).
· Athlète au tapis : Acrobate qui, dans son numéro, travaille sans aucun appareil de gymnastique.
· Attestation de conformité : Pièce administrative indispensable pour tout exploitant d'un chapiteau. L'attestation de conformité est obtenue après avis de la commission consultative départementale de la Protection Civile, lors de la première mise en circulation du cirque. C'est en quelque sorte son acte de naissance, par lequel un numéro lui est attribué et qui lui permet de voyager. Par ailleurs, tous les deux ans, la structure du chapiteau, les toiles et les gradins, font l'objet d'une vérification par un Bureau de Vérification des Chapiteaux, Tentes et Structures (BVCTS).
· Attraction : Le mot attraction sert à désigner tout spectacle qui attire la curiosité du public. Plus spécifiquement l'attraction est un numéro qui prend place à l'intérieur d'un autre spectacle pour y marquer une pause, ou pour faire attendre le spectateur: ce sont par exemple les numéros d'illusion et de magie qui naguère, dans certaines salles de cinéma, précédaient la projection du film. Pour ce genre de numéros, généralement brefs et variés, on employait plus souvent le pluriel (les attractions).
· Auguste : Personnage comique, amuseur de piste, incarnation de la bêtise et de la balourdise, travaillant aux côtés du clown dont il est le faire valoir et le souffre douleur. II est costumé, maquillé et se comporte d'une façon suffisamment extravagante pour provoquer le rire du public. II porte souvent un costume beaucoup trop grand pour lui et, aux pieds, d'immenses souliers noirs qu'on désigne parfois par un anglicisme (plutôt un américanisme): big boots (littéralement "grandes chaussures").
· Auguste de soirée : C'est un auguste qui ne présente pas un numéro propre, n'exécute pas d'entrée comique à proprement parler, mais qui est présent tout au long du spectacle et propose de courts intermèdes (des reprises) truffés de gags, entre les numéros du programme, pendant l'installation du matériel des artistes, sur la piste. On l'appelle aussi auguste de reprise. II participait autrefois à ce qu'on appelle le charivari, démonstration d'acrobaties burlesques en début de spectacle, aujourd'hui prise en charge par l'ensemble des artistes, parfois costumés en augustes...
· Aumônier des artisans de la fête : Dans les familles du cirque traditionnel et chez les artistes forains, la pratique religieuse est d'une grande importance. Certains artistes se signent avant d'entrer en piste. L'aumônier des artisans de la fête est associé aux grands événements de la vie des circassiens: célébration des mariages entre artistes, bénédictions dans la cage aux lions, messes de minuit dans la sciure...
· Automate : Du grec automatos (" qui se déplace tout seul "), l'automate est une figurine animée à l'aide de ressorts ou de mécanismes d'horlogerie. Les automates ont connu une grande vogue au XVIIIe siècle mais étaient connus depuis l'Antiquité. Jacques de Vaucanson (1709 - 1782) fut un mécanicien de génie qui, avant de s'improviser fabricant textile, réalisa d'amusants automates qu'il exhibait à la Foire de Saint Germain et qui lui rapportaient des recettes considérables: notamment un "Joueur de galoubet provençal" (1737) et un célèbre "Canard mécanique" en cuivre doré (1738) qui battait des ailes, picorait et produisait même des déjections. Le "Joueur d'échecs", construit en 1769 par le baron hongrois Von Kempelen pour distraire l'Impératrice Marie Thérèse d'Autriche, se tailla une belle renommée en triomphant successivement de Catherine II, de Napoléon 1er et de Benjamin Franklin jusqu'à ce que l'on découvre que le mécanisme dissimulait un comparse, un certain Woronsky, Polonais amputé des deux jambes. Robert Houdin, horloger de formation et père de la prestidigitation, construisit de nombreux automates: le rossignol chanteur, la pendule mystérieuse à cadran de cristal dont le mécanisme dissimulé était un étonnement, le pâtissier du Palais Royal qui livrait sa ration de viennoiseries chaudes, le danseur de corde accompagné de musiciens...
Au cirque les automates ne sont pas l'objet de démonstration. Les poupées incassables relèvent du travail de la contorsion tandis que les hommes automates qui simulent la machine par leurs gestes saccadés sont des mimes et des hommes bien réels, ils appartiennent plutôt à l'univers du spectacle de rue.
· Avant-courrier : Attaché à l'administration du cirque, l'avant-courrier (appelé aussi, par abréviation, l'avant) était autrefois en permanence sur les routes pour démarcher les villes, réserver l'emplacement de l'établissement auprès du placier, prévoir la publicité dans le journal local, le ravitaillement du personnel et des animaux, la sciure pour la piste et, en cas de stationnement prolongé, le branchement d'eau potable et l'électricité pour les caravanes. II répertoriait aussi tous les obstacles de l'itinéraire pour le convoi (largeur des voies, virages difficiles, hauteur des ponts...). Aujourd'hui sa tâche est plus administrative: l'informatique, le téléphone portable et le fax sont ses principaux outils de travail. Trouver des emplacements est plus difficile depuis que les centres ville sont bétonnés et interdits à la circulation des poids lourds. Obtenir les autorisations d'installation auprès des mairies nécessite maintenant un abondant courrier et le dépôt chaque année d'un dossier complet comprenant: la licence d'entrepreneur de spectacle de l'exploitant de cirque, l'extrait du registre de commerce, le certificat de capacité pour les animaux, l'attestation d'assurance, l'extrait du registre de sécurité ainsi que les plans d'aménagement intérieurs et extérieurs du chapiteau.
· Ay roop ! : Exclamation faite d'onomatopées, qui scande l'enfoncement des pinces et le halage des haubans: c'est le "ho hisse!" des monteurs du cirque lorsqu'ils installent le chapiteau.
La bâche était élevée à l'aide de palans, tirés à bras d'homme, à grand renfort, encore de retentissants "ayroop !". Avant qu'elle soit tendue, on procédait à la pose des "corniches" ou "quaterpoles", sorte de mâts intermédiaires destinés à la soutenir à mi hauteur. Coiffés d'une partie ronde en forme de champignon (afin de ne pas déchirer la toile), ils étaient posés en oblique. Il n'y a généralement qu'une seule rangée de "corniches", mais les grands cirques en posaient parfois deux, afin d'éviter la formation des redoutables poches d'eau, et pour donner aussi à la voilure ainsi doublement incurvée, encore un peu plus de majesté.

·

· AFVCC : Créée en 1991 l'Association Française des Voitures et Camions de Cirque (AFVCC) étudie le matériel roulant utilisé par les cirques, renseigne ses adhérents (pour l'essentiel, des modélistes) sur la fonction de chaque véhicule, fait fabriquer des modèles réduits au 1/43e et paraître un bulletin de liaison quatre fois par an.
· Agence artistique : Les directeurs de cirque ne voyagent plus continuellement à l'étranger pour étoffer leur programme de nouveaux numéros. Ils ont délégué ce rôle de recrutement aux impresarii des agences artistiques, maintenant fort nombreuses. On peut citer l'Agence Européenne de Spectacles, l'Agence Franco Medini, l'Agence Charley Marouani... Elles conservent, à la disposition des programmeurs, dossiers de presse, photos et cassettes-vidéo des numéros des artistes.
· Agrès : Dérivé du scandinave greida ("équiper") le mot agrès, sous sa forme substantivée, est un terme de marine (fin XVe siècle): il désigne les équipements d'un navire; au XIXe siècle il entre dans le vocabulaire de la gymnastique et du cirque, et s'applique à l'ensemble du matériel d'un gymnaste et d'un acrobate aérien: corde lisse, corde volante, anneaux, perche aérienne, barres fixes, barres aériennes, trapèze fixe, trapèze volant et trapèze Washington. L'installation des agrès requiert beaucoup de vigilance.
· Ailes de moulin : C'est le nom d'une figure classique exécutée par un groupe de chevaux en liberté, dessinant sur la piste l'image des ailes du moulin qui tournent.
· Air ou air de manège : Ce terme s'applique aux allures, aux exercices cadencés, aux figures que l'écuyer apprend au cheval dans le dressage de haute-école : volte, demi-volte, cabrade, capriole, changement de main, courbette, compliment, pas espagnol, pesade, levade... On parle aussi d'air d'école (même sens).
· Alezan : De l'arabe 'az'ar ("roux"), l'adjectif alezan s'applique à la robe d'un cheval dont la couleur varie du jaune d'or pâle au brun rouge. Le mot est employé comme substantif pour désigner les chevaux de cette couleur.
· Alhambra : À l'origine, mais très brièvement, cette salle de music-hall parisienne, reconstruite en 1932, où se sont notamment illustrés Maurice Chevalier, Georges Brassens, Léo Ferré, Henri Salvador et Charles Aznavour, fut un cirque. C'est en effet en 1866 que Bastien Gillet-Franconi fonde le Cirque du Prince-Impérial, au 50 rue de Malte. Son successeur, Holstein, rebaptise en 1867 l'établissement Théâtre du Château-d'Eau et y fait représenter des drames. Le théâtre passe sous la direction de Léon Cogniart en 1869, puis de Dejean en 1875. Des opérettes, des féeries, des pièces militaires y sont montées. L'Opéra-Comique occupe les lieux en 1898 jusqu'à la reconstruction de la salle Favart. En 1900, Thomas Barrasfords, propriétaire de nombreux music-halls en Angleterre, rachète l'établissement, au bord de fa faillite, et le transforme quatre ans plus tard en un music-hall de style anglais; l'Alhambra. La salle connaît un vif succès, comparable à celui de l'Olympia ou des Folies Bergères. Des chanteurs (Mayol, Polaire, Mistinguett), des comiques (W. C. Fields, le clown Grock) y triomphent.
· Althoff (Cirque) : Célèbre enseigne du cirque allemand. II existe un premier cirque Althoff de 1865 à 1885. Puis plusieurs autres, sous cette enseigne, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
· Amar : Les Amar forment une illustre lignée de circassiens. À la fin de XIXe siècle, dans le Gévaudan, une famille de cultivateurs, les Bonnefous, décide de prendre la route; ils deviennent montreurs d'ours. La fille, Marie, épouse un jeune éleveur de chevaux des environs de Constantine, Ahmed Ben Amar El Gaïd (ils vont avoir douze enfants.)
La Ménagerie Lozérienne des Bonnefous devient la Ménagerie des frères Amar. Quatre des fils du belluaire forain, Ahmed, Mustapha, Ali et Schérif "montent cirque" après la Première Guerre mondiale: en dix ans "Amar, le Cirque de France" s'impose comme l'un des plus fameux chapiteaux qui sillonnent les routes de France et du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc). Dans l'entre-deux-guerres les Amar voyagent par le train, ce qui leur permet de transporter beaucoup d'animaux: 16 éléphants, 80 chevaux et des fauves. Amar aîné présente les éléphants, Ali les tigres, Schérif les lions. En 1968, Mustapha, le dernier des frères Amar, cède la prestigieuse enseigne, mais malheureusement les nouveaux administrateurs conduisent le cirque à la faillite: l'auguste Dario raconte qu'en 1972, exaspérés de ne pas être payés, les artistes ; une première dans l'histoire du cirque! se mirent en grève: en costumes, maquillés, tous franchirent la gardine, firent face au public mais refusèrent de jouer.
Par la suite le Cirque Amar est racheté par Firmin Bouglione junior, l'un des fils des grands rivaux d'autrefois... L'entreprise Amar Bouglione ne dure guère, son propriétaire préférant louer l'enseigne. Fort heureusement, elle est reprise en 1991 par la famille Rech. En 1996 le nom est reloué à deux chapiteaux: celui de la famille Rech et celui de la Camille Falck. En 1997, seule cette dernière exploitait l'enseigne Amar.
· Amazone : Du grec mazos ("sein, mamelle", précédé d'un a privatif littéralement "sans sein "). Les Amazones étaient, dans la mythologie grecque, un peuple de femmes guerrières occupant la région du Pont Euxin (actuelle Mer Noire) et qui, dit on, se coupaient le sein droit pour mieux manier l'arc. Orthographié longtemps amasoine, le nom s'applique, par extension, à partir du XVIIIe siècle, aux femmes qui montent à cheval, non pas à califourchon mais en s'asseyant de côté (monter en amazone), sur une selle n'ayant qu'un seul étrier. Au siècle dernier, les amazones, belles écuyères de cirque avec leurs robes élégantes, fascinent le public masculin par leur beauté, leur audace et leur technique. Ce fut le cas de Caroline Loyo, première femme à présenter au Nouveau Cirque, en 1833, montée en amazone, un spectacle de haute école. On lui attribuait un très fort tempérament.
· ANDAC : Association Nationale de Développement des Arts du Cirque. Cette association dépendant du ministère de la Culture et de la Communication avait pour but de promouvoir l'activité des cirques adhérents. Elle n'existe plus depuis que son directeur est parti en détournant des sommes considérables qui provenaient en partie de dotations de l'État. L'ANDAC a été remplacée en 1999 par l'ONDA qui promotionne les arts du cirque auprès des programmateurs (centres culturels et maisons de la culture).
· Andalou : Nom du cheval d'Espagne, originaire d'Andalousie. Cette race, qui sert à améliorer les autres races de chevaux, a été obtenue au VIIIe ville siècle par le croisement du cheval d'Espagne avec le cheval arabe (de race barbe). Au cirque, l'andalou, cheval à robe baie ou grise, et à la croupe relevée, est utilisé principalement dans les numéros de haute-école : il y met en valeur ses aptitudes au dressage, son intelligence, sa robustesse et son allure élégante pour exécuter les pas compliqués imposés par le cavalier.
· Ane : L'âne est réputé pour son obstination et son caractère récalcitrant, on dit bien "têtu comme un âne", et le bonnet d'âne était par tradition la coiffe des cancres des écoles (1690). Pourtant, au cirque, l'âne savant qui tire la langue ou la mule récalcitrante qui éjecte son cavalier ont toujours fait le ravissement des petits et des grands. Pour que la mule désarçonne son cavalier occasionnel, on employait un " truc " cruel : un clou dépassait de l'intérieur de la selle. Sous le poids du cavalier, le clou piquait la pauvre bête qui ruait et se débarrassait de l'importun. Le clou fut ensuite remplacé par une brosse à poils durs qui, chatouillant l'animal, produit le même effet.
· Animaux : Qui dit cirque pense acrobates, clowns, mais aussi, et surtout, animaux. Leurs exercices sont captivants, vivants et colorés, une odeur étrange flotte sous le chapiteau, la sciure voltige sous les projecteurs. Les garçons de piste déplacent une multitude d'accessoires aux formes bizarres.
Cependant, au cirque, on n'emploie guère le terme d'animaux, on parle plus volontiers de bêtes, ou familièrement de bestiaux. Par exemple, on qualifie de bête d'accident le fauve qui a attaqué un dompteur (ou risque de le faire). Certains animaux sont affublés de sobriquets spécifiques, tel l'ours, qualifié de canari... Longue est la liste des animaux dressés plus ou moins aisément selon les espèces qui ont été présentés au public: fauves (lions, tigres, panthères...), éléphants, ours, chimpanzés, chevaux, chiens, chats, serpents, crocodiles, chameaux, dromadaires, lamas, zèbres, hippopotames, rhinocéros, girafes, kangourous, otaries, cochons, ânes, chèvres, perroquets, colombes, lapins, oies, canards... Les numéros associant différentes espèces d'animaux sont spectaculaires. À côté de numéros classiques, depuis les Hagenbeck et le début du XXe siècle, présentant lions et tigres (ils forment ce qu'on appelle un groupe mixte), il y a des associations plus étonnantes: numéros d'animaux cavaliers (tigre + cheval, tigre + éléphant, tigre + rhinocéros, chien + cheval...); voire insolites (rhinocéros + girafe; chats + rats blancs...).
· Ankus : C'est un crochet de fer pointu, utilisé à la manière d'une gaffe, pour conduire les éléphants.
· Anneau : Le bon faiseur d'anneaux, selon Strehly, sera celui qui aura les flancs grêles, le bassin étroit, les jambes sèches. II faut en effet beaucoup de finesse et de force, mais aussi de la technicité et de la souplesse, pour, suspendu aux anneaux circulaires (à l'origine des poignées de forme triangulaire en fer recouvert de cuir), faire alterner balancements, tourniquets, descente en croix de fer, équilibre et planche. Le travail de l'anneliste est une spécialité difficile: sport de compétition au XIXe siècle (pour la première fois en Allemagne en 1846), il gagne ensuite la piste des cirques avec l'arrivée des gymnastes.
· Anneaux chinois : Accessoire venu d'Asie, utilisé par les prestidigitateurs qui les enclavent et les détachent à volonté.
· Anneliste : C'est le nom qu'on donne à l'aérien, spécialiste du travail aux anneaux.
· Antipodisme : Travail de jonglage et d'équilibre exécuté avec les pieds.
· Antipodiste : Par sa position renversée, les pieds par dessus tête, cet artiste appelé d'abord antipodien (1613) puis antipodiste (1914) est un jongleur équilibriste qui travaille avec les pieds. Le dos collé à la trinka (siège incliné), dans une position bien stable, il fait rebondir boules, tonneaux, croix de Malte et autres objets volumineux. Quand il est pratiqué par un jongleur avec un partenaire, l'antipodisme (1930) prend le nom de jeux icariens.
· Appel : C'est, en terme de métier, le geste du dompteur pour que le fauve exécute une routine. Les termes désignant les différents appels classiques varient en fonction du geste du dompteur. L'appel à la main se fait bras tendu vers le fauve ; l'appel au genou est donné par le dompteur alors qu'il a un genou au sol ; l'appel au fouet est, comme son nom l'indique, le coup de "ficelle" donné par le dompteur et qui vient effleurer le bout des pattes et du poitrail de l'animal.
À ne pas confondre avec l'appel ou appel du pied ou encore battue de l'acrobate avant l'exécution d'un saut.
· Archal (fil d') : C'est le fil de laiton qui, à la fin du XVIIIe siècle, pouvait remplacer la corde de chanvre sur laquelle les danseurs de corde exécutaient leurs numéros. D'où le nom de fil de féristes donné à ces artistes, qui a supplanté le terme de danseur de corde.
· Archaos : Le "cirque de caractère" Archaos est né en 1984 de la rencontre de Guy Carrara et de Pierre Pillot (dit Pierrot Bidon), l'un venu du théâtre, l'autre animant la troupe du petit Cirque Bidon. Très vite, Archaos fut une révélation: le bruit strident des tronçonneuses, accompagné du vrombissement des camions, le tout sur une musique rock vociférante, conquit les adeptes du "nouveau cirque". En 1987, Archaos obtient à Avignon le prix du meilleur spectacle off et, en 1989, le Grand Prix du Cirque pour The fast show on earth. Avec Metal Clown (1991), Game over (1995), Archaos a abandonné les chapiteaux extravagants qui avaient fait sa renommée, pour une présentation en salle, moins coûteuse. Un spectacle plus récent, ln vitro ou la légendes des clones, aborde un sujet d'actualité: la manipulation génétique.
· Ardoise de mentaliste : Ardoise composée de six compartiments différents sur laquelle le mentaliste écrit des prédictions.
· Arts à la rencontre du Cirque (les) : Nexon (Haute Vienne), à 20 km au sud de Limoges, organise, l'été, depuis une douzaine d'années, des stages internationaux autour des arts du Cirque, sous la direction pédagogique de Pierre Étaix. Les disciplines enseignées sont: l'acrobatie, les assouplissements, les équilibres, la danse, le trapèze fixe et volant, la jonglerie, la magie, le fil, ta voltige à cheval.
· Arts de la piste : Titre d'une revue trimestrielle d'informations culturelles sur les arts du cirque, leur diversité esthétique et leurs mutations; existe depuis 1996. Devenue bilingue (français/anglais), la revue a élargi son format pour donner plus de place à l'information internationale.
· Arts Sauts (les) : Après avoir travaillé pour certains au Cirque du Soleil, pour d'autres au Cirque Plume où chez Archaos, plusieurs trapézistes se sont associés autour de Stéphane Ricordel pour créer en 1993 les Arts Sauts, et faire du trapèze volant un spectacle à part entière. Leur spectacle Kayassine (cirque en laotien) a remporté un grand succès en 1998; il se déroulait sous un chapiteau extraordinaire: une énorme bulle blanche gonflable de vingt mètres de haut.
· Assiettes animées : D'origine asiatique, ce numéro d'équilibre d'objets, appelé aussi assiettes tournantes ou assiettes chinoises, consiste à maintenir des assiettes de porcelaine, animées d'un mouvement tournant, à l'extrémité de longues tiges tenues en main ou fixées sur un socle. Dans ce cas, l'artiste ne cesse de courir d'une tige à l'autre tout au long du numéro pour maintenir l'équilibre précaire de son installation. Le numéro n'est pas exempt de casse, ne serait ce que pour permettre au public de vérifier l'authenticité de l'exploit...
· ASPEC : L'Association Syndicale des Propriétaires Exploitants de Chapiteaux, créée en 1977 et affiliée à l'Intersyndicale de la Toile et de l'Événement, rassemble directeurs de cirque mais aussi loueurs de chapiteaux, artisans de la fête utilisant des structures de toile. Grâce à l'adoption d'une réglementation stricte (arrêté du 23 janvier 1985 concernant la sécurité des chapiteaux) l'ASPEC a permis aux professionnels de faire des économies de gestion considérables. II n'est plus nécessaire par exemple d'avoir un service de pompiers présent à chaque représentation (coût estimé aujourd'hui à 2000 F/jour) car le risque d'incendie, le risque majeur des cirques, est réduit à zéro. L'ASPEC a également obtenu par son action l'autorisation de faire circuler les poids lourds les samedis, dimanches et jours fériés, et la création d'un CAP monteur de structures mobiles.
· Assomption : Nom d'un célèbre carrossier des années 1950, originaire de Rennes (Ille et Vilaine). Cet enfant de l'Assistance publique devait son patronyme au fait d'avoir été trouvé un 15 août. Ses ensembles (caravanes d'habitation et tracteur), très prisés par les circassiens, sont aujourd'hui recherchés par les amateurs. Le chanteur Luis Mariano, vedette de La Belle de Cadix et du Chanteur de Mexico, occupait une de ces caravanes lors des tournées Pinder 1957 et 1959 l'intérieur était luxueusement équipé de meubles en sycomore; le véhicule était assiégé nuit et jour par une foule d'admiratrices, couvert d'un flot de roses et d'une correspondance enflammée; Mariano préférait quant à lui descendre à l'hôtel, sa caravane ne lui servant que de loge (et non de logement).
· Athlète au tapis : Acrobate qui, dans son numéro, travaille sans aucun appareil de gymnastique.
· Attestation de conformité : Pièce administrative indispensable pour tout exploitant d'un chapiteau. L'attestation de conformité est obtenue après avis de la commission consultative départementale de la Protection Civile, lors de la première mise en circulation du cirque. C'est en quelque sorte son acte de naissance, par lequel un numéro lui est attribué et qui lui permet de voyager. Par ailleurs, tous les deux ans, la structure du chapiteau, les toiles et les gradins, font l'objet d'une vérification par un Bureau de Vérification des Chapiteaux, Tentes et Structures (BVCTS).
· Attraction : Le mot attraction sert à désigner tout spectacle qui attire la curiosité du public. Plus spécifiquement l'attraction est un numéro qui prend place à l'intérieur d'un autre spectacle pour y marquer une pause, ou pour faire attendre le spectateur: ce sont par exemple les numéros d'illusion et de magie qui naguère, dans certaines salles de cinéma, précédaient la projection du film. Pour ce genre de numéros, généralement brefs et variés, on employait plus souvent le pluriel (les attractions).
· Auguste : Personnage comique, amuseur de piste, incarnation de la bêtise et de la balourdise, travaillant aux côtés du clown dont il est le faire valoir et le souffre douleur. II est costumé, maquillé et se comporte d'une façon suffisamment extravagante pour provoquer le rire du public. II porte souvent un costume beaucoup trop grand pour lui et, aux pieds, d'immenses souliers noirs qu'on désigne parfois par un anglicisme (plutôt un américanisme): big boots (littéralement "grandes chaussures").
· Auguste de soirée : C'est un auguste qui ne présente pas un numéro propre, n'exécute pas d'entrée comique à proprement parler, mais qui est présent tout au long du spectacle et propose de courts intermèdes (des reprises) truffés de gags, entre les numéros du programme, pendant l'installation du matériel des artistes, sur la piste. On l'appelle aussi auguste de reprise. II participait autrefois à ce qu'on appelle le charivari, démonstration d'acrobaties burlesques en début de spectacle, aujourd'hui prise en charge par l'ensemble des artistes, parfois costumés en augustes...
· Aumônier des artisans de la fête : Dans les familles du cirque traditionnel et chez les artistes forains, la pratique religieuse est d'une grande importance. Certains artistes se signent avant d'entrer en piste. L'aumônier des artisans de la fête est associé aux grands événements de la vie des circassiens: célébration des mariages entre artistes, bénédictions dans la cage aux lions, messes de minuit dans la sciure...
· Automate : Du grec automatos (" qui se déplace tout seul "), l'automate est une figurine animée à l'aide de ressorts ou de mécanismes d'horlogerie. Les automates ont connu une grande vogue au XVIIIe siècle mais étaient connus depuis l'Antiquité. Jacques de Vaucanson (1709 - 1782) fut un mécanicien de génie qui, avant de s'improviser fabricant textile, réalisa d'amusants automates qu'il exhibait à la Foire de Saint Germain et qui lui rapportaient des recettes considérables: notamment un "Joueur de galoubet provençal" (1737) et un célèbre "Canard mécanique" en cuivre doré (1738) qui battait des ailes, picorait et produisait même des déjections. Le "Joueur d'échecs", construit en 1769 par le baron hongrois Von Kempelen pour distraire l'Impératrice Marie Thérèse d'Autriche, se tailla une belle renommée en triomphant successivement de Catherine II, de Napoléon 1er et de Benjamin Franklin jusqu'à ce que l'on découvre que le mécanisme dissimulait un comparse, un certain Woronsky, Polonais amputé des deux jambes. Robert Houdin, horloger de formation et père de la prestidigitation, construisit de nombreux automates: le rossignol chanteur, la pendule mystérieuse à cadran de cristal dont le mécanisme dissimulé était un étonnement, le pâtissier du Palais Royal qui livrait sa ration de viennoiseries chaudes, le danseur de corde accompagné de musiciens...
Au cirque les automates ne sont pas l'objet de démonstration. Les poupées incassables relèvent du travail de la contorsion tandis que les hommes automates qui simulent la machine par leurs gestes saccadés sont des mimes et des hommes bien réels, ils appartiennent plutôt à l'univers du spectacle de rue.
· Avant-courrier : Attaché à l'administration du cirque, l'avant-courrier (appelé aussi, par abréviation, l'avant) était autrefois en permanence sur les routes pour démarcher les villes, réserver l'emplacement de l'établissement auprès du placier, prévoir la publicité dans le journal local, le ravitaillement du personnel et des animaux, la sciure pour la piste et, en cas de stationnement prolongé, le branchement d'eau potable et l'électricité pour les caravanes. II répertoriait aussi tous les obstacles de l'itinéraire pour le convoi (largeur des voies, virages difficiles, hauteur des ponts...). Aujourd'hui sa tâche est plus administrative: l'informatique, le téléphone portable et le fax sont ses principaux outils de travail. Trouver des emplacements est plus difficile depuis que les centres ville sont bétonnés et interdits à la circulation des poids lourds. Obtenir les autorisations d'installation auprès des mairies nécessite maintenant un abondant courrier et le dépôt chaque année d'un dossier complet comprenant: la licence d'entrepreneur de spectacle de l'exploitant de cirque, l'extrait du registre de commerce, le certificat de capacité pour les animaux, l'attestation d'assurance, l'extrait du registre de sécurité ainsi que les plans d'aménagement intérieurs et extérieurs du chapiteau.
Ay roop ! : Exclamation faite d'onomatopées, qui scande l'enfoncement des pinces et le halage des haubans: c'est le "ho hisse!" des monteurs du cirque lorsqu'ils installent le chapiteau.
La bâche était élevée à l'aide de palans, tirés à bras d'homme, à grand renfort, encore de retentissants "ayroop !". Avant qu'elle soit tendue, on procédait à la pose des "corniches" ou "quaterpoles", sorte de mâts intermédiaires destinés à la soutenir à mi hauteur. Coiffés d'une partie ronde en forme de champignon (afin de ne pas déchirer la toile), ils étaient posés en oblique. Il n'y a généralement qu'une seule rangée de "corniches", mais les grands cirques en posaient parfois deux, afin d'éviter la formation des redoutables poches d'eau, et pour donner aussi à la voilure ainsi doublement incurvée, encore un peu plus de majesté
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#Posté le samedi 18 mars 2006 00:46

B

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· Baguette : C'est une tige souple, souvent en osier, au dessus de laquelle sautent aussi bien le voltigeur équestre que le cheval lui même.
· Baguette magique : Petit bâton mince et noir, muni de deux extrémités blanches, la baguette magique est, au cirque et au music-hall, l'accessoire traditionnel du magicien. Celui ci utilise quantité d'autres accessoires (chapeau, boules, dés à jouer...), mais la baguette magique est l'objet par excellence qui semble le relier à des puissances mystérieuses, inconnues du public. Elle est aussi le symbole concret du pouvoir et de la maîtrise exercés sur les événements, les choses et les âtres qu'il dirige et manipule.
· Baladin : Mot un peu désuet qui, après avoir désigné autrefois le danseur d'un théâtre itinérant, désigne aujourd'hui, avec une pointe d'ironie ou d'archaïsme folklorique, un artiste ambulant.
· Balancer : Exercice de haute école, le balancer consiste, pour le cheval, à se dandiner en cadence, "en jetant alternativement de côté et d'autre soit l'avant main, soit l'arrière main".
· Balancier : Longue perche, de poids variable, dont se servent les funambules pour assurer leur équilibre à grande hauteur. Par choix esthétique, le balancier peut être remplacé par toutes sortes d'autres objets: ombrelles, éventails, bouquets de fleurs (ce sont plutôt des accessoires de femmes funambules), drapeaux, torches; mais, si les formes varient, la fonction " équilibrer " reste la même.
Le balancier est également le nom d'un des coups de chambrière, donné par l'écuyer pour diriger les chevaux présentés en liberté.
· Balançoire russe : Spécialité des artistes de l'Europe de l'Est (d'où son nom), c'est une longue balançoire qui permet aux voltigeurs de multiplier les sauts, en particulier les bonds planés, et de leur faire accomplir des ellipses de plus de 20 mètres au dessus de la piste. Utilisée le plus souvent au sol, elle peut aussi être employée en complément d'un numéro aérien.
· Ballant : Du verbe baller (" balancer"), le ballant (1835) qu'on écrit également balan, est le mouvement d'élan et d'oscillation donné au trapèze pour permettre au voltigeur de réaliser les figures acrobatiques du numéro.
On parle de grand ballant lorsque le trapèze oscille entre les deux positions extrêmes de sa trajectoire.
· Balle : Les jeux de balle sont, parmi d'autres jeux d'adresse, présents dans de nombreux textes de l'Antiquité. La balle cavalière était jouée par les Égyptiens. Les Grecs et les Romains connaissaient la balle en cercle, la balle au mur. Le balle au bond consiste à frapper vigoureusement l'objet au sol de manière à le faire rebondir; la balle céleste est un jeu où la balle ne doit pas toucher terre.
Au cirque, c'est un accessoire du jongleur; mais si le public pense à balles en le regardant faire tourner d'une main à l'autre ces petits objets sphériques, le professionnel parlera avec plus d'exactitude de boules.
Enfant de la balle. Cette expression désignait à l'origine l'enfant d'un maître paumier. Le jeu de paume (ou jeu de la paume), cousin le plus proche du tennis, est connu depuis le Moyen Âge mais il a surtout été très en vogue à partir du XVIe siècle. Le maître paumier, qui avait le privilège d'enseigner ce sport réservé à l'élite, utilisait souvent ses enfants comme ramasseurs de balle. Au XVIIe siècle, l'expression a déjà une valeur plus large et désigne " une personne qui a grandi dans la profession de ses parents". Elle est aujourd'hui restreinte au monde des arts (et plus particulièrement ceux qui s'accompagnent d'une vie itinérante): un enfant de la balle est un "artiste (comédien, acteur, etc.) dont les parents faisaient le même métier"; au cirque, c'est l'artiste né d'une famille d'artistes de cirque. On dit aussi qu'il est "né dans la sciure"!
· Ballon : Accessoire pour les numéros équestres. Dans l'argot du métier le ballon est à cause de sa forme ronde un cerceau de papier dans lequel saute l'écuyère.
· Bambou : Perche utilisée par les acrobates japonais.
· Bambou japonais. Spécialité acrobatique originaire du Japon, le bambou japonais ne se pratique plus guère aujourd'hui. L'artiste y évolue le long d'une perche (autrefois en bambou), accrochée en hauteur au centre de la piste. Le moment de bravoure consiste à gravir à toute allure le mât de bois avant de se lâcher tête la première, les jambes arrêtant la chute de façon spectaculaire à quelques centimètres du sol.
· Bandwagon : Terme anglais (américain) pour désigner le char des musiciens.
· Banque : De l'italien banco ("banc"), ce mot a la même origine que le terme, courant aujourd'hui, désignant un établissement financier : au Moyen Âge en effet, le maniement de l'argent et les exhibitions des acrobates (saltimbanques, ceux qui sautent sur le banc...), jongleurs, etc. s'effectuaient sur le même banc... La banque a longtemps désigné l'ensemble des attractions de la fête foraine (manèges, loteries, spectacles). Le terme désigne aujourd'hui le monde du cirque. II a donné le mot banquiste qui s'applique plus particulièrement à l'artiste de cirque, issu de la tradition foraine : acrobate au tapis, lutteur, dresseur d'animaux, montreur d'ours... À l'époque médiévale des grandes foires, banquier et banquiste exerçaient donc leurs talents sur le même support. En conclure que le banquier pratique l'art de l'escamotage serait sûrement abusif...
· Banquette : Autrefois, des banquettes étaient disposées tout autour de la piste pour accueillir la bonne société, venue applaudir aux premiers spectacles équestres. De nos jours, le public du cirque est installé dans les loges ou les gradins ; et le mot banquette n'est employé que pour désigner la bordure de piste, ce coffre de bois de 40 cm de haut qui entoure l'espace où se produisent les artistes.
Quand on parle de saut à la banquette, le mot banquette désigne les mains entrecroisées des porteurs sur lesquelles le voltigeur prend appui pour se propulser en hauteur et tourner son saut.
· Bareback : Anglicisme (littéralement: "dos nu"). C'est le cheval sans selle ni bride avec lequel travaille le voltigeur équestre. Le terme a pour synonyme cheval nu.
· Bario (les) : Exceptionnel trio clownesque, formé de Freddy Bario, de son épouse Henny et de son frère Nello, et issu d'une illustre famille de clowns. Leonello Meschi dit Nello (19181999) embrasse le premier la carrière clownesque lorsqu'en 1932 il remplace au pied levé l'auguste tombé malade, dans l'équipe Bario Dario (formée de son oncle Dario Meschi dit Dario et de son père Manrico Meschi dit Bario). Plus tard, Willy Meschi dit Dario junior, Alfredo dit Freddy (1922 1988), frère de Nello et Tosca, leur soeur, rejoignent ce joyeux trio. Ils font une longue route ensemble, au gré des engagements en Allemagne, Belgique, Hollande, Danemark, Angleterre. En 1942, les Bario juniors volent de leurs propres ailes en se lançant dans un numéro d'excentricité musicale et de danse, accompagnés par Tosca, excellente musicienne et danseuse de claquettes.
En 1958, le trio des Bario prend véritablement corps autour de l'épouse de Freddy, la belle Henny Sosman, (fille de l'auguste Martin Sosman, frère du clown Pipo). Un trio fort peu conventionnel puisqu'il est dépourvu de clown blanc et que c'est une femme aux allures de meneuse de revue et aux décolletés troublants qui tient le rôle du faire valoir. Suivent trente années de succès que seule la mort de Freddy vient interrompre en 1988. Le public et les téléspectateurs de Un, deux, trois, en piste!... ont longtemps gardé le souvenir de l'humour décapant du trio: Nello en auguste lunaire, perpétuellement déphasé par rapport à son frère plein d'excitation, tenant à merveille ce rôle difficile du contre pitre avec tempérament et fantaisie. Les sketchs des Bario comme La voiture en folie, Cléopâtre ou Davy Crockett sont des moments de pur délice.
· Bario et Dario : Les frères Meschi, Dario (Dario Meschi, 1880 1962, dit) et Bario (Manrico Meschi, 1888 1974, dit) débutèrent comme clowns à Médrano, accompagnés de Cratto qui cédera bientôt sa place à Félix Gontard, puis à Coco (Raoul Jouin) et enfin à Enrico Sprocani, le merveilleux clown Rhum. Dario, personnage échappé de la commedia dell'arte se montrait un meneur de jeu incomparable. Bario, que Tristan Rémy surnommait le "pochard", auguste euphorique et tonitruant, avait été l'un des premiers à créer ce type de bon vivant hilare.
· Barnum : C'est d'abord un nom propre: celui du grand directeur de cirque américain, Phinéas Taylor Barnum (1810 - 1891). Né à Bethel (Connecticut), il commence comme vendeur de billets de loterie. Roi du bluff et de l'invention publicitaire, il fait fortune aux États Unis en présentant toutes sortes de phénomènes sous une tente (side-show): il y a la prétendue nourrice de George Washington, une vieille noire Joyce Heth qui, si cela avait été vrai, aurait eu plus de 168 ans; la sirène des îles Fidji; le général nain Tom Pouce, et bien sûr des femmes à barbe et des hommes caoutchouc... Barnum n'est jamais à court d'idées! En 1871, il prend sa retraite à Bridgeport (Connecticut). Et c'est là que Don Costello et William Cameron Coup lui proposent de tenter l'aventure du cirque. Ainsi naît le P.T. Barnum's Great Museum, Menagery and Circus qui devient en 1872 le P.T. Barnum's Great Travelling Exposition and World's Fair. Pour ses voyages il emprunte le réseau de chemin de fer couvrant les États Unis. En 1875, Barnum baptise son cirque "The Greatest Show On Earth ("Le plus grand spectacle sur Terre") et en 1880, il s'associe à deux industriels du cirque, James A. Bailey et James L. Hutchinson, pour créer le Barnum and Bailey Circus. Barnum meurt en 1891 à Bridgeport où un musée, le Barnum Museum, perpétue son souvenir.
Employé comme nom commun dès 1855, Barnum s'applique, non sans ironie, à un forain ou à un impresario ayant comme P. T. Barnum le goût des phénomènes à sensation et celui de la publicité bruyante. Par extension, le mot est devenu (1915) synonyme de "vacarme, désorde" (voir l'expression " quel Barnum !", comparable à l'expression figurée " quel cirque !")
Le mot a désigné également une "tente de camelot" (1939), semblable à une tente de cirque, puis "l'abri du vendeur de journaux".
· Baron : Dans la langue argotique puis familière (début XXe siècle), le baron est un complice, présent dans le public et au service duquel l'homme fort, le clown, l'acrobate comique recourent pour la réalisation et la réussite de leur numéro. II s'agit moins d'une duperie que d'une façon habile "d'accrocher le spectateur", finalement ravi de se faire prendre.
· Baroque (Cirque) : Dans la tendance qu'on appelle "nouveau cirque", Christian Taguet fait figure de précurseur au même titre que Pierrot Bidon (Archaos), Bartabas (Zingaro) et Bernard Kudlack (Cirque Plume). Après des débuts comme comédien, il fonde en 1973 le Puits aux Images, et quatorze ans plus tard le Cirque Baroque, rassemblant autour de lui des artistes venus aussi bien du cirque, du théâtre que de la danse et de la musique. Ses spectacles: Noir Baroque (1992), Candides (1995), Ningen (1998) qui s'inspire de la vie tourmentée de l'écrivain japonais Yukio Mishima; plus récemment Frankenstein (mis en scène conjointement avec Augustin Letellier du Teatro del Silencio, pour le Festival de Weimar). Christian Taguet a obtenu en 1986 le Grand Prix National du Cirque et assume, depuis 1992, la Direction artistique du festival Parade de Nanterre.
· Barre : Dans un premier sens, c'est un accessoire pour la présentation des fauves : madrier solide dont les deux extrémités reposent sur de hauts tabourets.
C'est aussi un terme général qui désigne l'agrès utilisé par l'acrobate ou par l'aérien. La barre est le bâton du trapèze où s'agrippe le voltigeur mais c'est aussi une traverse de bois (barre fixe), longue de 2,40m, soutenue par deux montants, qui sert d'appui aux évolutions des acrobates. En 1534, Rabelais fait mention de l'existence de la barre fixe, qui n'était alors qu'une simple perche de bois jetée entre deux arbres.
Au XVIIe siècle, Imbotti de Beaumont se sert d'une corde tendue entre deux poteaux de bois pour effectuer des exercices de musculation. Plus tard Guts Müts (1759 -1839) propose dans sa méthode de gymnastique des rétablissements sur une barre de bois. En 1811, Friedrich Ludwig Jahn reprend et adapte la méthode de Guts Müts en y ajoutant les lancés sur le reck (barre fixe en allemand) en français rec ou barre horizontale. Issue de la gymnastique (début du XIXe s), la discipline de la barre fixe est introduite au cirque vers 1868 où elle restera toutefois très marginale (même combinée avec d'autres agrès), et sera presque toujours l'affaire d'anciens gymnastes, appelés barristes.
Ce dernier accessoire est une barre souple (autrefois en bois, maintenant en lamellé collé ou en fibre de verre) qui, posée sur les épaules de deux porteurs, sert de tremplin à un voltigeur pour l'exécution d'équilibres, de pirouettes, de sauts périlleux... Utilisée principalement par les troupes des pays de l'Est, elle est appelée barre russe. C'est une discipline parmi les plus difficiles car elle combine force, adresse et précision.
La barre fixe est devenue un agrès aérien (on parle de barre fixe aérienne) à la fin du XIXe siècle. Certains volants (utilisent en combinant les superpositions de barres, mais son usage est bien moins répandu que celui du trapèze volant, plus séduisant pour le public.
· Barrière : Véritable haie formée d'artistes et de garçons de piste en uniforme, placée devant la gardine, la barrière était chargée autrefois d'empêcher les chevaux en liberté de regagner les coulisses. Maintenant, aux ordres du régisseur de piste, les membres de la barrière aident à la mise en place des accessoires pour les numéros. La barrière du Festival Mondial du Cirque de Demain, d'une tenue irréprochable, est formée d'artistes issus des plus grands noms de la piste: Guy Manetti, Joseph Bouglione junior, Sampion Bouglione…
La barrière est aussi l'obstacle de bois que sautent les chevaux, lors de leur présentation au public.
· Barrière de pourtour : C'est, selon la définition de jean Baudez, la "clôture constituée d'éléments mobiles, qui entoure le chapiteau, les caravanes et l'important matériel groupé autour de lui".
· Barriste : Dérivé récent (vers 1930) de barre, le mot barriste désigne le spécialiste du travail aux barres fixes (gymnastique introduite au cirque vers 1868.) Le gymnaste doit s'astreindre à un entraînement sévère pour réaliser l'alternance des appuis et des suspensions, les mouvements giratoires autour de la barre et la multitude des sauts avant l'échappement final. Ce type de numéro a pratiquement disparu des pistes de cirque.
· Bascule : Planche basculante, articulée sur un axe, qui s'élève d'un côté lorsqu'on pèse de l'autre. Elle est utilisée par les sauteurs ou voltigeurs pour se propulser à grande hauteur.
· Bateleur : Le mot bateleur désignait les escamoteurs et joueurs de gobelets (ancêtres des prestidigitateurs) qui avaient pour spécialité les tours d'adresse et de passe-passe; ils se produisaient dans les foires et fêtes du Moyen Age. II n'est plus usité, sauf comme archaïsme et avec une connotation légèrement péjorative.
· Bâton : Accessoire de jonglerie connu depuis l'Antiquité, popularisé aux États Unis par les majorettes sous le nom de baton twirling (du verbe anglais twiri, "tournoyer", qui illustre bien les mouvements de rotation des poignets qu'effectue l'artiste avec son instrument), appelé aussi canne américaine. Enflammé aux deux extrémités, il permet des lancers spectaculaires. Serge Lamy a été le premier professionnel français à pratiquer cette discipline, après avoir suivi, en 1966, l'enseignement du spécialiste américain Norman Crider.
· Bâton du diable : Cette jonglerie, importée de Chine, est présente dans les spectacles de foires au Moyen Âge. Le bâton du diable est un cylindre de bois tourné, de 60 à 90 cm de haut (la moyenne étant de 70) et de 30 à 40 mm de diamètre. II est aminci en son centre (de 15 à 20 mm de diamètre) afin de faciliter son équilibre. L'exercice consiste à faire voltiger le bâton entre deux baguettes caoutchoutées, recouvertes de toile adhésive pour éviter tout glissement. Le mouvement le plus élémentaire est "le balancier": le bâton, comme en suspension, est frappé alternativement de droite à gauche, puis de gauche à droite. Ensuite, le lancer se complique avec divers mouvements de rotation, créant de multiples figures comme la toupie, l'hélice verticale, l'hélice horizontale. Très difficile à pratiquer, tout l'art du jongleur réside dans la maîtrise du bâton, la frappe et l'amorti.
· Bâtonnet : Accessoire de jonglage. En général, il est tenu en équilibre sur le front par le jongleur, qui souvent pose dessus une sphère (c'est à dire un ballon).
· Bâtonniste : C'est le nom donné à celui qui jongle avec le bâton. Hors du domaine du cirque et du spectacle, il désigne également celui qui combat avec un bâton.
· Batoude : De l'italien battuta (appel du pied), la batoude (1890) est une longue planche de bois (frêne) sur laquelle le sauteur prend son élan avant de rebondir sur le tremplin et d'effectuer des sauts périlleux planés.
Le plus souvent l'acrobate franchit ainsi un obstacle (rangées de chevaux, de voitures...) En 1930, Rolf Zavatta au Cirque Lamy exécutait un bond qui s'achevait par un saut périlleux au dessus de trois automobiles, un saut de 8,50m, à 3m de haut. Exploit qui fit de lui un des spécialistes de ce numéro.
· Batoude américaine : Ce tremplin élastique est une invention américaine datant de 1926, brevetée en 1939.
· Battage : Le mot vient sans doute de l'expression "battre la grosse caisse", d'où son sens familier (1866) de "publicité tapageuse, extrêmement voyante". Jadis l'aboyeur ou le bonisseur, sur l'estrade de la parade, décrivait, à grand renfort de grosse caisse, les merveilles d'un spectacle qui souvent n'existaient que dans son imagination de charlatan.
· Batte : Le mot désigne, à partir du XVe siècle, un "instrument qui sert a battre", utilisé pour le linge ou pour certains jeux de balle (XVIIe s). Au cirque la batte est un accessoire du clown et le symbole de son autorité: c'est une baguette flexible se terminant par un embout en cuir ovale dont il se sert pour tyranniser l'auguste. II s'agit sans doute d'un emprunt à la batte d'Arlequin de la commedia dell'arte, bâton plat utilisé comme une épée. De nos jours, les rapports entre le clown et l'auguste sont plus cordiaux, la batte n'est plus guère employée...
· Battoir : Le battoir est à l'origine une palette de bois servant aux lavandières à battre le linge. Accessoire du clown, il est formé de deux lattes en bois et permet de simuler de façon retentissante les coups assénés sur le dos de l'auguste. II est réalisé avec un bambou refendu qui fait beaucoup de bruit et heureusement aucun mal.
· Battue : Terme de manège, la battue est l'action audible accomplie par le pied du cheval qui bat le sol.
Pour l'acrobate, faire une battue, c'est prendre appel du pied; pour l'écuyer, c'est prendre son élan pour s'enlever du sol, la main gauche sur le garrot, la main droite sur l'échine, et se mettre à cheval.
· Belluaire : C'est le nom donné à l'esclave qui, dans la Rome antique, est chargé de soigner les bêtes plus ou moins sauvages présentés dans l'amphithéâtre, et également au gladiateur qui les combat dans l'arène. D'un emploi plus littéraire que technique, le mot s'applique aux dompteurs des ménageries ambulantes du XIXe siècle, qui exhibaient, avec un mélange de violence et de douceur, leurs bêtes dans des voitures cages. Mais il s'applique aussi aux dompteurs de cirque qui avaient alors fière allure, avec leur port altier, leur moustache épaisse et conquérante, fouet à la main.
· Bête : Le mot bête est un terme générique pour désigner au cirque les animaux de la ménagerie (fauves, éléphants, animaux exotiques...).
La bête d'exposition est l'animal que l'on présente dans la ménagerie, mais qui ne se produit pas (ou ne se produit plus) sur la piste.
La bête d'accident est, dans le monde du cirque, l'animal "à problèmes", celui dont il faut se méfier car peu docile et dangereux. Firmin Bouglione détenait un groupe de tigres appelés "les repris de justice" que Catherine Blankart dirigea également: leur "casier judiciaire" était bien chargé puisqu'ils étaient responsables de nombreux accidents. Malgré le danger, il est parfois délicat de se défaire d'une bête d'accident, tant le coût et les difficultés pour se procurer les animaux sont importants.
On parle de retour de la bête pour un fauve dressé qui, malgré le dressage, retrouve l'instinct de la bête féroce et attaque le dompteur ou quelqu'un d'autre (personne ou animal).
· Bicyclette : En 1817 le baron Drais von Sauerbronn met au point un moyen de locomotion à deux roues, la draisienne, qui est à l'origine du bicycle (dit le "grand bi") d'Ernest Michaux, avec deux roues de dimensions différentes. Puis l'anglais Lawson imagine la chaîne, le cadre, le guidon et la fourche avant: c'est la bicyclette. Dès son invention elle est intégrée au répertoire de l'acrobate. Les plus grands acrobates sur bicyclettes, ou plutôt bicycles, utilisent généralement des engins formés d'une grande roue à pédale et d'une seconde roue minuscule: ils y effectuent, à deux partenaires, des équilibres de tête à tête, font des sauts périlleux, des sauts d'épaule à épaule (pour cela il faut deux cycles et deux porteurs sur chaque cycle). Sans pneu, muni de roues en gorge de poulie pouvant s'engager sur le fil, le cycle (bicyclette ou monocycle) devient accessoire de funambule. Blondin est le premier à s'être risqué sur une bicyclette à grande hauteur. Quelques dresseurs ont présenté des numéros avec des animaux sur cycles (bicyclettes ou monocycles): ours, singes...
Bicyclette de poche : Accessoire pour les numéros d'équilibre et d'acrobatie sur cycles. II s'agit d'une bicyclette miniature, haute de 35 cm et longue de 25 cm.
· Bilboquet : Instrument et jeu d'adresse qui consiste à empaler une boule percée d'un trou sur un bâtonnet. Appelé d'abord bllie boucquet (1534), ce jeu d'origine française, très prisé à la Cour du roi Henri III, a donné lieu, dans l'univers du cirque, à la jonglerie au bilboquet. Sans doute moins spectaculaire que la jonglerie avec d'autres accessoires: balles, massues, cerceaux, elle a disparu des pistes.
· Big boots : Anglicisme. Chaussures ou bottines noires, déformées et d'une taille disproportionnée, que l'auguste se met aux pieds.
· Blanc : Adjectif pris comme substantif, le blanc est la forme abrégée de "clown blanc".
· Blanchir la piste : l'ensemble de la piste requiert un mélange composé d'environ 6 m3 de terre végétale pour 3 m3 de sciure de bois, ce qui procure au terrain la souplesse nécessaire à l'évolution des chevaux et leur évite de douloureuses tendinites. Blanchir la piste consiste à la rafraîchir en y rajoutant une couche de sciure.
· Blondin : Funambule français célèbre pour ses prouesses extrêmes et pour ses excentricités, Jean François Gravelet, dit Blondin (1821 1898) se spécialisa dans les "grandes premières" et les traversées sur corde à grande hauteur: traversée de la Seine, de la Tamise, traversée des chutes du Niagara ; ce dernier exploit (1859) lui permit de démontrer son sens du spectacle: après une première traversée, Blondin en effectua une deuxième avec un homme sur ses épaules, puis il s'installa sur la corde avec chaise et matériel de cuisine pour manger une omelette... L'historien et critique de cirque Strehly reproche à Blondin son goût du sensationnel et du tape à l'oeil, perceptible non seulement dans ses prestations mais aussi sur son costume.
· Bohémiens : Nom donné au peuple tzigane, arrivé en France au début du XVe siècle (signalé pour la première fois à Châtillon en Dombes en 1419), qu'on pensait originaire de Bohème (partie de l'actuelle République tchèque). Les Tziganes vinrent en effet en France avec des lettres de protection du roi Sigismond de Bohème. Dans une société encline aux superstitions, ils sont vite rejetés et accusés de tous les maux (vols, enlèvements d'enfants...). En 1895, les "Bohémiens et nomades" sont l'objet d'un recensement général du ministère de l'Intérieur, soucieux de maîtriser ces populations itinérantes jugées dangereuses.
· Bola : Le bola, fait d'une lanière munie à ses extrémités de boules de bois dur, est une arme dont l'usage nous ramène à l'origine des hommes. Ce type d'arme est utilisé par l'homme de Cro Magnon, qui le fait s'enrouler à la manière d'un lasso autour des pattes du gibier, pour le faire chuter et le capturer. En tant que discipline artistique, le bols est une spécialité du cirque d'Argentine: le joueur de bolas fait tournoyer les cordelettes, en frappant le sol, sur le rythme du zapateado.
· Boléro : Le boléro, qui était le gilet des danseurs de boléro et plus tard celui du torero, est une petite veste courte, sans manches, originaire de Cuba, à la mode chez les femmes du XIXe siècle. Au cirque, l'élégance de ce vêtement a séduit les écuyères de haute école et les fil de féristes.
· Bonisseur : Le bonisseur (ou bonnisseur, ou bonimenteur) est le banquiste qui au cours de la parade fait le boniment aux badauds pour les attirer au spectacle.
· Borani : Nom d'un saut acrobatique, qu'on appelle aussi Brandy.
· Bouglione (les) : La vocation de belluaires des Bouglione est née de la rencontre, en 1830, dans le Piémont, d'un fabricant de soieries, avec une belle "maîtresse de fauves".
Vers 1870, la petite ménagerie foraine passe la frontière à Vintimille.
Le nom tirerait son origine d'une petite ville du Piémont, Bogliono. Avec sa ménagerie Sampion l'aïeul (1875 - 1941) parcourt la France au début du XXe siècle. Après la Guerre, il trouve par hasard un stock d'affiches de 1905, provenant de la dernière tournée du "Wild West Show" de Buffalo Bill; et il a l'idée de créer en 1920 le Stade Buffalo Bill. En 1928 il
s'installe aux abords de Paris, Porte de Champerret. Le succès est au rendez vous. En 1930, l'enseigne devint le Cirque International puis, en 1933, le Cirque Franco Belge. En 1934, Sampion l'aïeul cède à ses fils son entreprise, qui devient le Cirque des Quatre Frères Bouglione. Tous quatre sont unis par la même passion du cirque et du dressage, et chacun a sa spécialité: Alexandre (1900 - 1954) l'administration; Joseph (1904 - 1987), les éléphants; Firmin (1905 - 1980), les lions et les tigres; Sampion (1910 - 1967), la cavalerie. Ensemble, dans le Cirque d'Hiver, loué le 28 octobre 1934 puis devenu leur propriété, ils présentent des pantomimes de style hollywoodien qui contribuent à forger leur renommée; la réputation de leur salle est encore accrue à partir de 1953 avec le succès de l'émission " La Piste aux Étoiles " de Gilles Margaritis, ainsi que les Galas de la Piste et de l'Union des Artistes.
Après la disparition brutale d'Alexandre en 1954, joseph usure la direction du cirque, jusqu'à sa mort en 1987, date à laquelle l'enseigne Bouglione est concédée à une multitude de cirques avec plus ou moins de bonheur. En avril 1997, les Bouglione juniors décident de cesser la location de leur nom pour redonner à la famille son lustre d'autrefois. Depuis 1999 ne tourne en France qu'un seul cirque Bouglione: le Cirque Joseph Bouglione, animé par Joseph, sa femme Germaine et leurs enfants, André Joseph et Sabrina. Les spectacles qu'il propose, B comme Beethoven ou Songe d'une nuit d'été, apportent un réel renouveau à l'intérieur du cadre du cirque traditionnel.
· Boule : Nom générique de plusieurs accessoires utilisés au cirque.
C'est d'abord un accessoire de jongleur (on parle de boule autant que de balle).
C'est également un accessoire utilisé par les équilibristes pour des numéros d'équilibre sur boule (on parle alors de boule d'équilibre), généralement réalisés par des femmes. La boule est une sphère en bois, de diamètre important (1,50 m). Une des variantes les plus spectaculaires de l'équilibre sur boule est la boule ascensionnelle, numéro qui consiste pour l'artiste juché sur la boule à gravir une rampe hélicoïdale par le seul mouvement de ses pieds, puis à descendre par le même trajet.
· Boum Boum : Surnom de Géronimo Médrano (1849 1912). Clown d'origine espagnol, il se destine à la médecine, avant d'être gagné par la passion du cirque. En 1880 il devient régisseur du Nouveau Cirque, puis trapéziste au Cirque Fernando, au Cirque d'Eté et à l'Hippodrome. C'est au Cirque Fernando qu'il devient vedette de la piste.
Très apprécié des enfants, il est un jour appelé au chevet d'un petit malade: il n'hésite pas à endosser son plus beau costume pour aller rendre le sourire à cet enfant condamné. En 1897, apprenant les difficultés financières du Cirque Fernando, il reprend l'affaire pour en faire le Cirque Médrano. Son fils Jérôme (1907 - 1998) fera de ce lieu le cirque chéri des Parisiens (jusqu'à sa démolition en 1973).
· Bourrée (faire une) : On fait une bourrée lorsque le chapiteau est plein, bien au delà des places disponibles: on bourre la salle au delà de ses capacités de remplissage sans trop se soucier du confort du public. C'est donc bien davantage que "faire une pleine". Et même si les spectateurs sont un peu tassés, c'est une belle réussite pour le directeur, le service commercial et l'avant courrier qui ont organisé la tournée, et une belle récompense pour l'ensemble des artistes!
· Bout d'entrée : Petite entrée très brève que l'on fait interpréter à un débutant pour évaluer ses aptitudes artistiques.
· Bouteillophone : Instrument de cirque inventé et utilisé par les clowns musiciens. Le bouteillophone est fait de bouteilles en verre léger, remplies de différentes hauteurs d'eau qui produisent les notes de la gamme quand on les frappe avec de petits maillets de bois.
· Buffalo Bill : William Frederick Cody (1846 1917), dit Buffalo Bill, est un célèbre éclaireur de l'armée de l'Union qui, une fois retourné à la vie civile, travailla pour le compte des chemins de fer du Kansas et fut chargé d'alimenter en viande les ouvriers du chantier. C'est à cette occasion qu'il conquiert son surnom de "Buffalo Bill": il tue 4280 bisons en 17 mois, contribuant indirectement à l'extermination des indiens dont la vie dépendait de ces bêtes. Le journaliste Ned Buntline le rend célèbre en 1869 en racontant sa vie, le transformant en une véritable légende vivante, réclamation de l'homme de l'Ouest. À partir de 1883, Cody tire parti de sa notoriété pour produire un spectacle, le " Buffalo Bill's Wild West Show": tirs à la carabine, maniements de lasso, rodéos, attaques de diligences et des combats avec de vrais Indiens qu'on a fait venir de leurs réserves. Parmi eux, Sitting Bull, le grand chef indien que William Cody avait autrefois combattu aux côtés du général Custer, lors de la bataille de Little Big Horn. De 1888 à 1889, Buffalo Bill connaît un vif succès lors de ses tournées en Europe. II influencera durablement les cirques américains, en popularisant ses jeux du Far West.
· Bureau (cirque) : En 1850, Jean Bureau, un jeune maréchal ferrant de Villeréal (Lot et Garonne), tomba amoureux d'une jeune écuyère, Anna fille du directeur du cirque anglais Taag, et il se fit embaucher au cirque. En 1854 il fonda sa propre enseigne. Jean (1833 - 1895) et Anna eurent cinq enfants: Élisabeth, Joseph, Paul, Marguerite et Louise. Joseph et Paul, prirent la suite de leurs parents et devinrent des clowns célèbres sous le nom de Popaul et Fernando. L'affaire revint en 1923 à leur soeur Marguerite qui s'associa avec son gendre, Jules Glasner, époux de sa fille Anna et homme du métier (il était le fils du directeur du Cirque Glasner Delafioure). Le Cirque Bureau a disparu en 1955.
BVCTS : Le Bureau de Vérification des Chapiteaux, Tentes et Structures (BVTCS) est chargé de vérifier tous les deux ans les installations d'un cirque: chapiteau, gradins et toiles. II en va de la sécurité des spectateurs et des artistes.
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#Posté le samedi 18 mars 2006 00:47

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· Câble : Accessoire du funambule et du fil-de-fériste, le câble est en quelque sorte la "scène" sur laquelle ces artistes se produisent. Il est venu supplanter la corde (de chanvre) utilisée jusqu'au XIXe siècle par des "danseurs de corde": c'est en effet à partir de la fin du XVIIIe siècle que l'on commence à remplacer cette corde de chanvre par un câble métallique. Le funambule utilise le câble à grande hauteur, parfois en plein air tandis que le fil-de-fériste se produit sur un câble à environ 2 mètres au dessus de la piste. Selon la tension donnée au câble, le fil-de-fériste travaille sur fil dur ou fil mou; l'importance du réglage de cette tension est décisive pour le bon déroulement du numéro.
On continue, par tradition, d'utiliser corde plutôt que câble dans des expressions comme danse de corde, danseur de corde ou corde oblique.
Câble oblique : Element de la structure d'un cirque ambulant, qui assure la solidité du chapiteau.
· Cabrade : Le cabrade est une figure de haute-école qui termine généralement les numéros de dressage en liberté: les chavaux saluent dans la cabrade finale, dressés sur leurs pattes supérieures, en avançant face au dresseur.
· Cabré d'ensemble : Présentation d'un ensemble de fauves en position debout sur les pattes arrières.
· Cadre : Armature rectangulaire métallique fiée au sommet du chapiteau pour soutenir les différents agrès aériens.
· Cage : C'est l'espace clos où vivent enfermés et dans lequel sont transportés les animaux de la ménagerie, plus particulièrement les bêtes dangereuses comme les lions, tigres, ours, panthères... Aujourd'hui, les cages sont plus spacieuses et plus aérées qu'autrefois. Certains animaux sensibles au froid ont même des vitres isolantes et du chauffage. Elles sont nettoyées chaque jour ; l'été, on recouvre leur sol de sciure tandis que la paille y prend sa place en hiver.
Au début du XIXe siècle, les fauves étaient uniquement présentés en cage. L'idée que l'homme pénètre dans la cage et qu'il travaille avec les animaux est apparue entre 1830 et 1850.
Le mot cage désigne la cage aux fauves dans des expressions comme entrée de cage ou garçon de cage. Même pour le plus aguerri des dompteurs, elle reste un endroit redoutable. A la fin du XIXe siècle est mis au point la cage centrale. C'est une grande cage circulaire, d'environ 9 mètres de diamètres, constituée par l'assemblage de panneaux grillagés qui est monté à l'emplacement de la piste pour l'exécution des numéros de fauves. Le dompteur pénètre dans la cage par une porte avant de faire entrer un à un ses fauves par un tunnel relié aux voitures-cages. Inventée par les frères Carl et Wilhem Hagenbeck en 1880, elle fut introduite en France vers 1913. Dans certains cirques on utilise parfois la cage-filet, d'un emcombrement plus réduit, faite de mailles d'acier, que l'on descend, le moment venu, depuis le cintre du chapiteau.
· Calbo : Camion-dortoir.
· Calliope : Orgue à vapeur monté sur roues, qui dans les cirques américains remplit la même fonction d'animation musicale que le bandwagon.
· Camion-dortoir : Véhicules où sont superposés des lits faisant office de chambrée pour les monteurs.
Camion-loge : Véhicule formé de cabines qui servent de loges aux artistes du cirque.
· Canari : Terme utilisé par les dompteurs pour désigner familièrement les fauves ou les ours.Cela signifie aussi les ours dressés présentés par les gitans.
· Canevas : L'entrée clownesque ne se joue pas à partir d'un texte rédigé à l'avance mais à partir d'un simple canevas ; une sorte de résumé d'intrigue qui laisse aux clowns l'entière liberté d'improviser.
· Canne : C'est une petite perche (en bois ou en bambou) sur laquelle, en appui sur une main et renversé, l'équilibriste sur canne multiplie les montées d'équilibres sur un bras.
· Canne à viande : Long morceau de bois à l'extremité pointue qui permet de gratifier, sous forme de petits morceaux de viande, les fauves disciplinés ayant réalisé correctement l'exercice. Il est indispensable de récompenser l'animal aussi bien en cours de dressage qu'en cours de représentation.
· Caoutchouc : C'est ainsi que l'on gratifie l'artiste contorsionniste doué de souplesse surhumaine.
· Capriole : C'est une figure de manège: le cheval se cabre puis lance une ruade en jettant brusquement en arrière et de toutes ses forces les deux postérieurs avant que ses membres antérieures ne touchent le sol.
· Caravane : C'est l'habitation des gens du voyage. On l'appelait autrefois verdine.
· Carrousel : Cela désigne une parade de cavaliers répartis en quadrille (quatre chevaux) se livrant à des jeux et des évolutions. Le mot est devenu synonyme de "manège de chevaux de bois". Au cirque, le carrousel est une représentation équestre de groupes de 4 chevaux.
· Cascade : Exercice acrobatique comique qui consciste pour l'acrobate à simuler des chutes, en se reçevant sur le ventre ou le dos, en enchaînant des roulades.
C'est aussi une passe de jonglerie où l'on fait rebondir les balles entre ses mains en jets croisés ininterrompus.
· Cascadeur : C'est un acrobate comique spécialiste des cascades et de l'art de tomber de manière comique.
· Casse-cou : Nom donné en acrobatie au saut périlleux. Il désigne aussi toute attraction spéctaculaire et périlleuse.
· Casserole : Cela désigne un projecteur.
· Cavalcade : Cela désignait autrefois une promenade à cheval; le mot s'applique aujourd'hui à une course, un défilé de cavaliers, de chars et d'animaux. Les cirques d'antan accomplissaient un tour de ville en musique pour signaler leur présence.
Aujourd'hui, les exigences de la circulation automobile sont telles que ces défilés, jugés sources d'embouitteillages, tendent à disparaître de nos cadres urbains.
· Cavalerie : C'est l'ensemble des chevaux du cirque ; formée le plus souvent de précieux chevaux de race.
· Cavaletti : Ce sont des obstacles de petite hauteur utilisés pour le travail des chevaux et constitués de barres de bois reposant aux deux extrémités sur des chevalets, supports en forme de croix.
Il désigne aussi les haubans latéraux qui tendent le fil de traversée des funambules et qui évitent les oscillations dangereuses du câbles.
· Cerceau : Jeu d'adresse : cerceau de bois que l'on fait avancer avec une baguette de bois.
· Chabrac : Couverture pour un cheval.
· Chaîse de trapèze : Cadre fixé à hauteur des trapèzes d'où s'élancent les acrobates.
· Chambrière : Terme de manège qui désigne un long fouet fait d'un manche, en bois ou en jonc, à l'extremité assez flexible munie d'une lanière en cuir, terminée par une mince mèche de corde. Employée par le maître-écuyer comme moyen d'impulsion pour diriger les chevaux présentés en liberté, la chambrière est d'une longueur étudiée de telle sorte que le dresseur placé au centre de la piste puisse toucher le cheval en périphérie.
· Changement : Mouvement que fait le barriste pour se retourner sur la barre.
· Chapiteau : C'est la tente qui protège le lieu où se produisent les artistes d'un cirque ambulant, et par extension le cirque ambulant lui-même. Le montage du chapiteau exige un grand savoir-faire, garant de la sécurité de tous, artistes et spectateurs. Avant le spectacle, la veille au soir ou au plus tard le matin même, le chef-monteur trace à la chaux les contours de l'emplacement des mâts. Pendant ce temps-là les camions de matériel sont rangés tout autour. On installe les platines des mâts centraux, plaques de fonte
· Char de parade : Dans les années 50, le cirque Pinder comptait près d'une douzaine de chars de parade, sur lesquels évoluaient les artistes de la troupe, lors du tour de la ville.Ces chars, construit en bois ou en tôle, de couleurs vives, carrossés par des entreprises spécialisées dans le matériel forain, ont pour la plupart disparu.
· Charivari : Au moyen âge, c'était une manifestation bruyante orchestrée par les jeunes du village à l'occasion d'un remariage ou d'un mariage mal assorti. Le mécontentement des villageois et le tintamarre ne cessaient qu'après une offrande. Le sens s'est élargi au fil du temps pour signifier "tapage, chahut". Au cirque, le spectacle commence traditionellement, au son des cuivres de l'orchestre, par un charivari où toute la troupe des acrobates, habillés en augustes, multiple à un rythme effréné les pyramides, les colonnes brisées, les sauts au sol, flip-flap, roues, rondades, sauts périlleux, casse-cou... C'est un moyen de "chauffer" la salle et de montrer ce dont chaque artiste est capable.
· Charmeuse de serpents : Au cirque ou dans les baraques de fêtes foraines, la charmeuse de serpents exhibe toute sorte de bêtes: boa, constrictor, python réticulé... voluptueusement enroulés autour s'elle et que le public peut approcher de très prêt, voire toucher.
· Chat : Quand ce n'est pas l'élégant félin plus ou moins bien doméstiqué par l'home et malaisément dressable pour la piste, le chat désigne, chez les dompteurs, les fauves : on distingue les gros chats (tigres, lions) et les bébés chats (pumas...).
· Chef-monteur : C'est l'homme qui, aidé d'une équipe d'une dizaine d'hommes (autrefois jusqu'à 25), dirige le montage du chapiteau. Arrivé à l'avance sur l'emplacement autorisé pour le cirque, il commence à tracer au sol, à la chaux, le contour du chapiteau en tenant compte des obstacles du terrain, notamment des canalisations souterraines. Après avoir distribué autour les remorques de matériel (toile, gradins, chaises...), il supervise toutes les opérations de montage jusqu'à l'installation finale, ce qui peut prendre deux heures et demie à trois heures, selon la taille du chapiteau (deux mâts ou quatre mâts en ligne, quatre ou quatre ou six mâts au carré).
· Chef de piste : C'est le régisseur du spectacle, fonction souvent confiée depuis l'origine du cirque moderne, au directeur équestre. Terme concurrencé par son célèbre synonyme: Monsieur Loyal.
· Chêne droit : Equilibre sur la tête, les jambes réunies et les pointes de pied tendues. Ce type d'équilibre est fréquement exécuté par les voltigeurs équestres.
· Cheval à plateau : Se dit d'un cheval dont la croupe est assez large pour permettre à l'acrobate voltigeur d'y être installé, sans qu'il y ait de selle.
· Cheval savant : Quelques numéros de dressage, qui exigent beaucoup de talent de l'écuyer dresseur, présentent le cheval comme une bête savante, capable d'imiter certains gestes ou certaines activités de l'homme : se coucher dans un lit, tirer la couverture vers soi, éteindre la lampe... ou bien faire des calculs en répondant par des tapes sur le sol avec son antérieur pour compter, ou en hochant de la tête pour acquiescer. Il y a aussi des numéros où le cheval feint d'être blessé, d'autres où le cheval joue au "rapporteur".
· Chiapi : La plus grande dynastie italienne du cirque.
· Chien : Le chien se dresse aisément, bien plus aisément que le chat... Et les dresseurs ont su exploiter cette faculté en présentant des chiens équilibristes, footballeurs, voltigeurs équestres, ou encore comédiens (souvent les clowns). Les caniches sont majoritaires dans cette discipline bien toutes les races conviennent.
· Chignole : Terme familier qui désigne une "mauvaise voiture" (à cheval puis automobile).
· Chimpanzé : Grand singe de la famille des primates simiens, connu pour son adresse et sa faculté d'imiter les hommes. Plus que tout autre primate, le chimpanzé est facile à dresser et, par mimétisme, capable de parodies d'une grande drôlerie et de prouesse acrobatiques.
· Chipperfield (les) : Grande famille de dresseurs et de dompteurs britanniques, également directeurs de chapiteaux.
· Chiqué : Utilisé avec le sens péjoratif de "comportement affecté et trompeur" dans des expressions comme faire du chiqué. Au cirque, le chiqué est une fausse chute ou un ratage délibéré de l'artiste pour attirer l'attention, "dramatiser" la difficulté d'un numéro et souligner par contraste l'habileté de son exécutant quand, dans un second temps, le numéro est repris et réussi. Le chiqué d'un acrobate exige souvent de réels talents de cascadeur: il faut savoir bien rater, bien tomber.
· Chocolat : Raphaël Padiila (1868-1917), avec le nom d'artiste de Chocolat (il est noir d'origine cubaine), forma avec Georges Foottit un illustre duo clownesque. Chocolat, impécablement vêtu était le souffre douleur et celui qui recevait les gifles de Foottit.
· Chute : Malgré la préparation, les mouvements cent fois, mille fois répétés, l'accident, la blessure, parfois la mort, font partie du rituel dramatique des spectacles de cirque. La chute est le péril que ne cessent de défier et de déjouer acrobates, équilibristes, funambules, fil-de-féristes et trapézistes. Elle est parfois simulée.
· Cible vivante : Nom donné au partenaire du lanceur de couteaux dans les numéros de jeux indiens.
· Circassien : Nom donné à toute personne qui appartient au monde du cirque.
· Circophile : La France compte plusieurs centaines de véritables circophiles, qui n'hésitent pas à rendre visite à plusieurs cirques dans l'année, à se déplacer à l'étranger, à fréquenter les festivals, à s'abonner à de nombreux périodiques...
· Cirque : Il désigne tout d'abord les enceintes cuirculaires de l'époque romaine où se déroulaient des jeux: courses de chevaux, de chars, combats de gladiateurs...
C'est au début du XIXe siècle que le mot prend son sens moderne de "théâtre circulaire, fixe ou établi sous chapiteau, dans lequel ont lieu des attrractions équestres, dressages, acrobaties, etc". L'arène du cirque, ce rond de 13 mètres de diamètre, est née de l'association étroite entre le cheval et le cavalier. Philip Astley s'est aperçu qu'en entraînant ses montures à se déplacer à un train régulier sur le pourtour du cercle, que la force centrifuge l'aidait à se tenir en équilibre debout sur le dos de l'animal au galop.
Etant donné que l'on trouve cette définition partout, nous ne nous étendrons pas plus!!!
· Ciseaux : Exercice de voltige acrobatique dans lequel l'artiste, en bondissant, ouvre les jambes comme les branches d'une paire de ciseaux.
· Clou du spectacle : Ce terme désigne le numéro qui "accroche" le plus l'attention du public. Il coïncide le plus souvent avec la fin de la représentation et laisse les spectateurs sur une note de satisfaction maximale.
· Clown : Le mot clown apparaît en 1816 en France. Il désignait au XVIe siècle paysan maladroit, rustre, avant de passer dans le vocabulaire du théâtre : le clown est d'abord un personnage comique de bouffon d'origine campagnarde. Aujourd'hui sous le vocable clown se "cachent" en fait deux personnages : le clown blanc, véritable clown, tête surmonté d'un cône, et l'auguste.
· CNAC (Centre National des Arts du Cirque) : Créé en 1986, dans le cirque en dur de Châlons-en-Champagne, cette école supérieure du cirque délivre au terme d'un cursus de deux ans, un Diplôme des Métiers des Arts du Cirque et produit, depuis 1989, un spectacle annuel. Axées sur les tendances contemporaines du cirque et privilégiant le travail collectif sur celui de l'artiste individuel, ces réalisations rassemblent les jeunes diplômés de chaque promotion.
· Colleur d'affiche : voir Afficheur
· Colonne : Les acrobates au sol, quand ils sont en troupe, forment fréquement des colonnes : exercices pour lesquels ils sautent et tiennent en équilibre les uns au-dessus des autres, le voltigeur devenant porteur dès qu'il s'est réceptionné sur les épaules du sauteur précédent, et se préparant à accueillir le voltigeur suivant. Ces acrobates peuvent aussi réaliser, suivant le même principe, des pyramides, faites de plusieurs colonnes.
· Commission de sécurité : Elle intervient systématiquement pour toute demande d'implantation de chapiteau ; elle est composée de représentants des services techniques du département. L'avis de la commission de sécurité qui visite l'installation est déterminant pour l'obtention de l'autorisation de l'implantation. En cas de doute sur la stabilité du montage mécanique, de l'ossature ou des gradins, elle peut demander l'intervention et le rapport d'un organisme agréé (BVCTS) avant de lever l'interdiction.
· Compliment : Il s'agit d'un air de manège qui ponctue bien souvent les numéros de haute-école : le cheval fait une dernière révérence au public, en tendant en avant l'un de ses antérieurs tout en pliant l'autre, ou bien il salue en pliant ses deux antérieurs.
· Condé : Chez les circassiens, avoir le condé signifie obtenir l'autorisation de monter le chapiteau. Autrefois, il suffisait d'aller voir le secrétaire de mairie et de le solliciter aimablement en l'invitant le soir au spectacle. ;) Désormais, du fait de la complexité de la réglementation, le condé est obtenu, au terme d'un long parcours du combattant, grâce à la tenacité de l'avant-courrier. Ce que l'on a gagné du côté de la rigueur administrative, on l'a perdu du côté de la convivialité de la démarche.
· Cône : Chapeau pointu de clown. Il apparaît vers 1895 et est sûrement inspiré par le bonnet des bouffons. Réalisé traditionnellement en feutre de laine mérinos, parfois de couleur, il est le plus souvent blanchi avec un mélange de talc et de blanc d'Espagne.
· Contorsionniste : Aidé par l'extrême souplesse de ses ligaments, de ses tendons et de ses articulations, l'artiste contorsionniste est capable de positions d'étirement, de flexion, de courbure extrêmes de ses membres.
· Contrecarre : Chez les forains, il désignait naguère la rivalité entre les cirques, qui pouvait aboutir à une véritable guerre déclarée : affiches recouvertes pour saboter la campagne publicitaire du concurrent, étapes brûlées pour devancer son adversaire, batailles rangées entre tchécos et colleurs d'affiches, pneus crevés...
· Contre-pitre : Dans un trio clownesque, le contre-pitre est le second auguste : il s'oppose au premier auguste pour mieux renforcer son jeu, ce qui exige beaucoup de connivence chez les deux augustes pour faire face au clown blanc.
· Convoi : C'est l'ensemble des véhicules reliés les uns au autres et remorqués par un même véhicule : un camion attelé à deux remorques ou un semi-remorque attelé à une remorque. L'ensemble des convois forme la caravane du cirque qui tel un long ruban aux couleurs de l'établissement parcourt les routes de France.
· Corde : C'est l'accessoire du funambule. On dit aujourd'hui plus volontiers câble. Prendre le temps de la corde, pour le funambule, danseur de corde ou le fil-de-fériste, sentir le mouvement du fil, son balancement, son rythme et s'y adapter.
· Corde hindoue (ou corde des fakirs) : Numéro d'illusionnisme. Il consciste à apporter sur la piste une corde molle que le magicien-illusionniste va, par le pouvoir sde son regard, faire dresser verticalement comme un cobra charmé ; le numéro peut être enrichit par l'intervention d'un gymnaste qui grimpe à la corde avant que le magicien la fasse disparaître.
· Corde lisse : Accessoire permettant d'accéder à un agrès aérien, la corde lisse est quelquefois un numéro à part entière, généralement pratiqué par des femmes.
· Corde volante : Elle existait bien avant l'intervention du trapèze volant par Jules Léotard. Dans ce numéro, l'acrobate aérien se balance librement sur une corde repliée en forme d'escarpolette de 6 mètres de long environ, et enchaîne grands ballants, suspensions, pirouettes et retournements.
· Cornac : Personne responsable des éléphants : il le dresse, le manoeuvre avec un fouet et d'un crochet pour avoir raison de la peau épaisse du pachyderme.
· Corniche : Ligne qui marque le pourtour du chapiteau, ou de la construction ; elle forme le début du toit du cirque.
· Coulisse : Ce terme est généralement employé au pluriel pour désigner la partie placée à l'arrière ou à côté de la scène d'un théâtre et, au cirque, l'espace derrière la gardine (rideau séparant les coulisses de la piste).
· Coup de tente : Dans le jargon des gens du voyage ce terme signifie faire un détour dans sa tournée pour monter son chapiteau dans un petit pays, souvent pour une seule représentation avec l'espoir d'une bonne recette et sans trop se soucier de la qualité du spectacle puisqu'on partira aussitôt la séance terminée. Cette pratique n'est plus possible de nos jours, où les demandes d'implantations sont soumises à de nombreuses autorisations, non seulement auprès du maire de la commune concernée mais aussi de la commission de sécurité départementale.
· Couper les gages : Quand un spectacle ou une tournée marchent mal, couper les gages c'est, au terme d'un accord entre la direction et les artistes, accepter pour ces derniers une diminution de leur cachet.
· Coupole : Ce terme d'architecture désignant une voûte hémisphérique, sorte de dôme. Dans un cirque, la coupole est l'ossature fixée au sommet du chapiteau, où s'accrochent les agrès des gymnastes aériens et les projecteurs.
· Courbette : C'est un terme de manège : en signe de déférence au public, à partir de la cabrade, l'écuyer fait avancer le cheval par bonds successifs, sans que la bête ne touche le sol avec ses antérieurs, qui sont pliés. Le terme s'est rapidement appliqué, par analogie, au geste d'un homme qui veut marquer sa déférence. C'est une marque de politesse excessive, montrant un respect servile.
· Coussin : Ce petit tremplin de bois placé sur la piste, lors du passage du cheval permet aux voltigeurs équestres de bondir plus facilement sur leur monture, pour accomplir des sauts assis ou des sauts debout.
· Couverture (faire la ...) : C'est un classique du dompteur de fauves : le dompteur s'allonge au sol et les fauves viennent se coucher paisiblement sur lui...
· Cracheur de feu : Figure qui marque la survivance de la magie médiévale et antique, reléguée dans les spectacles de rue, de foire ou de cirque, le cracheur de feu crache de l'alcool sur une torche enflammée, tel un dragon de légende vomissant le feu.
· Cradle : C'est la chaîse du trapéziste.
· Cravache : L'écuyer utilise cette badine flexible munie d'une mèche pour mettre le cheval au galop ou lui imposer certains mouvements, pour la haute-école ou lorsque la bête est montée.
· Croisés : On appelle croisés à cause de leur forme en X, les deux morceaux de bois posés pour soutenir le câble des danseurs de corde.
· Croissant de lune : Numéro d'équilibre à grande hauteur avec jonglage.
· Croupade : La croupade est une ruade lancée par le cheval, ses antérieurs en appui sur le sol.
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#Posté le samedi 18 mars 2006 00:48

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